Il y a quelques mois, je vous avais fait part de mon scepticisme à l'égard de Duke Special, que j'avais vu en concert en première partie de ce grand concert des nom moins grands Divine Comedy.
Je suis passée par hasard sur la page myspace de ces derniers, et j'ai pu voir que, depuis, ils ont fait des petits.
Ils ont collaboré tout récemment pour nous proposer Our Love Goes Deeper Than This, un morceau avec l'emphase et les flonflons de Duke Special et avec l'humour et la grâce de Neil Hannon... ou l'inverse.
Somme toute, une jolie réussite.
Duke Special - Our Love Goes Deeper Than This
Et un petit rappel pour les étourdis : demain rendez-vous à 21h pour un nouvel épisode de Paul Is Dead.
Il y a peu, j'ai refait la peinture de ma salle de bain... Enfin, mon père a refait la peinture de ma salle de bain ! Et ces nouvelles couleurs m'ont donné envie de changer de décor ici aussi. Alors de bidouillages en essais ratés, puis réussis, voilà ce que cela donne : une parfaite réplique de cette salle de bain ! Je la souhaitais psychédélique, elle l'est... jusqu'au bain moussant et au cintre que j'ai reçus pour Noël ! Et pour l'instant j'hésite encore à reposer mes beaux posters des Beatles sur ces murs pleins de ronds... En tout cas, maintenant, je ne passe plus une heure chaque jour dans cette pièce pour me pomponner, mais deux : je perds un temps fou à contempler mes murs ! Ma salle de bain est devenue ma pièce préférée, même si elle ne fait que deux mètres carrés !
The Beatles - She Came In Through The Bathroom Window (vous ne comptiez tout de même pas y échapper ?!)
Ce qui est bien avec The Divine Comedy, c'est qu'autour des albums gravitent toujours des "singles", des "maxis", des "ce que vous voulez dans lesquels on trouve trois à quatre chansons inédites". Et parce que Neil Hannon est généreux (non, non, je ne suis pas subjective), ces chansons sont de vraies merveilles. Il ne s'agit pas que de simples démos de morceaux que nous connaissons déjà sur l'album.
Neil s'amuse parfois, il fait des reprises (Talk Talk, Jacques Brel, David Bowie, Queens Of The Stone Age, Leonard Cohen, The Beatles, Kraftwerk...), ou nous propose des ovnis qui, apparemment n'auraient pas leur place dans l'album, mais sont néanmoins aboutis et très interressants. Il expérimente aussi, des instrumentaux, ou des styles qui ne sont à priori pas le sien : punk, cabaret, electro, classique ou grand n'importe quoi...! Il en profite aussi pour travailler avec d'autres artistes : Yann Tiersen, Ute Lemper, Tom Jones, Michael Nyman, Valerie Lemercier (si si !)... Alors, parfois, il arrive qu'il tombe à coté, mais il reste que ces petits CD, ces singles semblent être des espaces de liberté passionnants pour lui... et pour nous !
Births Deaths And Marriages - 2006 - Diva Lady (CD2)
Anthem For Bored Youth - 2004 - Absent Friend Companion - Avec Yann Tiersen
I Am - 1999 - Gin Soaked Boy (CD 1) - Les paroles sont tirées du livre de Brian Eno A Year (With Swollen Appendices)
Knowing The Ropes - 1998 - The Certainty Of Chance - Avec Michael Nyman
London Irish - 1998 - Generation Sex
Life's What You Make It - 1994 - Promenade Companion - Reprise de Talk Talk
Hier soir The Divine Comedy était en concert à L'Aéronef de Lille. De longues années que je ne les avais pas vus en concert. D'encore plus longues années que je suis une inconditionnelle... voire une fan midinettisante ! C'est dire comme j'attendais ce rendez-vous ! Et je n'ai pas été décue. Décidément les salles à dimension humaine leur vont particulèrement bien.
Après une première partie de Duke Special qui m'a laissée perplexe, les cinq musiciens sont arrivés sur scène, et Neil Hannon a fait son entrée avec une improbable paire de lunettes de soleil sur le nez. La salle est un peu molle et Neil & Co semblent avoir du mal à trouver leurs marques. Mais au bout d'une petite demie heure, la magie opère : When The Lights Go Out All Over Europe me replonge immédiatement dix ans en arrière, époque où j'ai découvert The Divine Comedy. Il n'y a plus qu'eux sur scène, et moi. Et là tout s'enchaîne merveilleusement. Ils piochent à travers tout leur répertoire (et pas seulement Victory For The Comic Muse), alternant les morceaux connus et ceux plus confidentiels, les ballades pleines d'émotion et les morceaux pop enthousiasmants. Neil partage avec le public, nous parle en buvant sa guiness, joue de ses sourires enjôleurs, nous promet un strip tease (qui n'aura pas lieu) pour finalement avouer qu'il est un grand timide ! Mais il n'est pas seul sur scène, et il nous le rapelle avec Threesome, morceau de piano à quatre mains... puis six. Un joli moment de légereté. Puis la grandiloquence reprend le dessus avec The Plough. The Divine Comedy n'a pas son pareil pour raconter des histoires (... même si l'on ne comprend pas toujours les paroles !). J'ai vécu une grande aventure épique avec cette chanson ! Becoming More Like Alfie, Tonight We Fly, Our Mutual Friend... chaque chanson fut un moment particulier, de velours, de puissance et d'humour.
Le set se termine. Rappels (forcément). The Divine Comedy termine en feu d'artifice avec National Express, et la salle qui s'est enfin réveillée, chante à tue-tête sur le refrain.
Le concert fut un peu court, certes. La salle un peu timide, mais peu importe, je ne regrette pas les 5 heures de route aller-retour, mes pieds en compote d'avoir trop dansé, ma voix cassée d'avoir trop chanté, et ma tête dans un étau d'être trop fatiguée !
Un de mes meilleurs souvenir de concert est celui de la Black Session de Yann Tiersen de 1999.
A cela plusieurs raisons : d'abord, les circonstances. Trois amies et moi nous étions gentiment incrustées dans les loges pendant les balances, l'après midi précédant le concert. Nous n'avions pas de place, mais espérions secrètement en dégotter une à la dernière minute... Et voilà que nous nous mettons à bavarder avec Les Têtes Raides, Claire Pichet, Bertrand Cantat... Neil Hannon était là lui aussi, mais est-ce la barrière de la langue ou bien un admiration surdimentionnée (j'ai ma petite idée sur la question), je n'ai pas osé aller lui dire deux mots. Yann Tiersen était là lui aussi, mais semblait plus préoccupé à l'idée de se refaire une santé avant le concert (la soirée de la veille aurait-elle été un peu trop animée?), que de faire des mondanités... Puis les "vigiles" du Théâtre National de Bretagne, nous ont demandé gentiment mais fermement de nous en aller... un quart d'heure avant le concert ! Et là Ô miracle, Yann Tiersen sort de son demi sommeil pour leur dire que nous allions rester et assister au concert ! Et toc !
Nous nous sommes alors discrètement installées sur les marches de la salle bondée, n'en revenant toujours pas de ce qui nous arrivait ! Et le concert a commencé... Un enchantement de bout en bout, au sens premier du terme : quelque chose de magique s'est passé ce soir-là entre tous ces musiciens... Déjà très fanatique de The Divine Comedy, j'attendais avec impatience le passage de Neil Hannon. Moi qui étais habituée à son emphase et son coté crooner, j'ai découvert une autre facette : le sens de la subtilité et de la sensibilté. Sa version de Life On Mars ? de David Bowie a donc achevé de faire de moi une Hannon-addict !
Ce soir là je suis rentrée chez moi des étoiles plein les yeux...
Yann Tiersen & Neil Hannon - Life On Mars ?
David Bowie - Life On Mars ?
C'est depuis ce jour là aussi que Hunky Dory est un de mes disques cultes. La Black Session de Yann Tiersen en entier est disponible ici.
Pour beaucoup le week-end qui s'annonce est un long week-end de trois jours... Délice du farniente ! Que l'on décide de faire la fête jusqu'à pas d'heure ou que l'on reste au fond du jardin à se balancer dans un hamac, ça fait du bien rien que d'y penser ! Voici donc une petite sélection spéciale week-end
Nous sommes le 21 juin, beaucoup dans la blogosphère parleront de la fête de la musique. Je parlerai de l'été. Car aujourd'hui c'est aussi l'été ! Le soleil, les orages, les embouteillages, les plages encombrées, les fous de climatisation qui maintiennent leur bureau à 18 degrés, les odeurs de crème solaire, la pelouse jaunie, les guèpes qui tournent autour des melons... Mais aussi le soleil, le farniente, la brise légère, les longues soirées à l'exterieur, les coups de soleil, les glaces, les congés payés (c'est la lutteuu finaleuu!), les tomates du jardin, les tests et les horoscopes dans Elle... L'été semble avoir bien inspiré les musiciens aussi !
Summerbreeze - Johnossi Une chanson pour grande chaleur, quand tous les gestes deviennent difficile et que l'on est mieux au fond de son hamac.
Summer Thoughts in a Field of Weed - Q65 Un bon vieux morceau des années 60, pour fin de soirée orageuse.
It's Summertime - The Flaming Lips Pour les balades bucoliques !
White Summer - The Yardbirds Pour une matinée ensoleillée.
Summer Sketch - Chet Baker Pour les soirées bavardes autour d'une table.
The Summerhouse - The Divine Comedy Pour les rares journées pluvieuses où l'on s'ennuie.
Summertime - Janis Joplin Pour fin de bal des pompiers où on a un peu abusé...
Summer Overture - Clint Mansell feat. Kronos Quartet (B.O.F. Requiem For a Dream) Pour été qui s'annonce anxiogène.
My Own Summer (shove it) - Deftones Pour conduire la nuit en rentrant chez soi à quatre heures du matin sans s'endormir au volant.
Summer '68 - Pink Floyd Pour les grands souvenirs...
The Divine Comedy est un groupe nord irlandais formé en 1989, avec comme leader et seul maître à bord Neil Hannon, un tout petit bonhomme à la tête d'ange et à la voix ahurissante. Le paradoxe de ce physique est à l'image de sa musique : à la fois timide, subtile et mégalomane ! Sa culture et ses références musicales vont de Jacques Brel à Ben Folds en passant par Electric Light Orchestra, Burt Bacharach ou Kraftwerk ! Et ce 19 juin 2006, va sortir le tout dernier album de The Divine Comedy : Victory For The Comic Muse. Reprenant le titre de leur tout premier album Fanfare For The Comic Muse, la boucle semble être bouclée. Je les ai connu un peu par hasard, en 1998, m'étant laissée traîner à un concert par des amis totalement fans... La surprise n'en a été que plus grande : je suis restée ébahie devant cette joyeuse bande menée par un dandy !
Occasion de revenir sur leur discographie qui a fait de moi une éternelle admiratrice !
Fanfare For The Comic Muse (1990) Je démarre fort ! Je n'ai pas cet album à la maison, et pour cause : le peu que j'en aie entendu ne m'a pas laissé de souvenir impérissable...
Liberation (1993) Léger, joyeux, sans prétention mais avec déjà de l'ambition et de l'exigence : clavecins, techno-pour-rire, chansons à l'émotion plus palpable... Tout ça n'en fait pourtant pas un abum foutraque. Bien au contraire ! Une athmosphère homogène et pimpante s'en dégage.
Your Daddy's Car(version acoustique)
Promenade (1994) Assurément un Ovni ! Ovni dans la musqiue pop en général et dans la discographie du groupe. Visiblement très inspiré par Michael Nyman et la musique de chambre, Neil Hannon fait la part belle au piano, aux cordes raffinées (violons, violoncelles etc...) et devient un poète aux élans romantiques et épicuriens. Il dévoile un peu de ses influences (littéraires et cinématographiques). Plus encore, il dévoile sa quête du bonheur faite de petits riens comme de grandes choses. S'il ne devait n'en rester qu'un, ce serait celui là.
Tonight We Fly
Casanova (1996) Le coté mégalo de Neil Hannon commence à montrer le bout de son nez. Prenant des pauses de séducteur à Venise pour les photos de son album, Neil se met à ajouter des cuivres et devient plus grave par moments. Sa voix de crooner s'impose. Sa pop symphonique est là.
Charge
A Short Album About Love (1997) Dans la continuité de Casanova, cet album est à mon avis assez inégal. Certaines chansons sont des merveilles. Mais la surenchère du crooner est à la limite de l'écoeurement. A moins que tout simplement, à force de faire un album tellement différent du précédent, on s'attende à quelquechose d'autre après le satin de Casanova.
In Poursuit Of Happiness
Fin de Siècle (1998) La pop symphonique de Divine Comedy arrive à son paroxysme. On est dans la mégalomanie la plus totale. Mais le réel changement intervient au niveau de l'ambiance : le romantisme impertinent fait place à la désespérance, et la pop sucrée fait place à la gravité et l'emphase.
Sweden
Regeneration (2001) Après l'album Fin de Siècle, surement un peu lourd à digérer, The Divine Comedy revient avec un certain besoin de sobriété. Arrive alors cet album... Virage? Ratage ? S'il ne s'agissait pas de The Divine Comedy, ce serait un album de pop intimiste bien sympathique... mais pour du Divine Comedy, c'est... "c'est un peu court jeune homme !" A vouloir faire sobre, Neil Hannon en a perdu son essence : où est le mégalo et son autodérision ? Où sont ses coups de génie lyriques ? Là où Liberation restait simple et sans prétention, Regeneration se la joue branchouille intimiste. Il en reste quelques jolies chansons tout de même !
Love What You Do
Absent Friends (2004) Je retrouve The Divine Comedy avec un plaisir non dissimulé ! L'ampleur est là, les mélodies splendides ausi et Neil, son humour et son ironie sont de retour. Je ne sais pas si c'est sa nouvelle paternité qui l'a amené à parler autant du rapport parent-enfant (même si je me doute fortement). Toujours est-il que Neil hannon semble s'être posé, et assumer enfin totalement sa musique. retour aux sources ou non, cet album, à l'instar de Liberation (décidément LA référence !) mêle les genres tout en créant une ambiance unique, associant brillament le velours au réglisse.
Our Mutual Friend
Victory For The Comic Muse (2006) L'album sort lundi prochain. Alors évidemment je ne l'ai pas entendu, mais le premier morceau To Die A Virgin est réellement prometteur ! Du Divine Comedy comme je l'aime !
To Die A Virgin
A me relire, je me rends compte que c'est bien avec ceux qu'on aime le plus qu'on est le plus sévère !
Et pour les accros, le 19 octobre prochain, ils sont à L'Olympia !
C'est lundi, et l'inspiration n'est pas forcément au rendez-vous... Ca ira mieux demain ! Du coup, et en attendant de meilleures idées, je vais vous proposer quelques clips. Pas n'importe lesquels, ceux des chanson auxquelles je fais référence dans ce blog (si si ! Dans la colonne de gauche là !)
Take a Walk on the Wild Side *
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J'ai découvert Iwan Rheon en regardant une série télé.Sa musique
n'illustrait pas la série, il y était acteur. La (géniale) série s'appelle
Misfits, et il ...