Pages

Affichage des articles dont le libellé est pop. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pop. Afficher tous les articles

mercredi 24 septembre 2008

Interlude

En attendant la reprise de nos programmes...


One-Two - Something In My Mind

vendredi 29 août 2008

Comme on fait son lit on se couche


Le groupe de mormons le plus rock n' roll de Bristol est de retour !

Babel m'avait été présenté par Coolbeans l'année dernière, et ce fut un véritable coup de foudre. Leur album Pearl Street Ragga oscillait entre rock et pop sous influence américaine profonde...

Au mois d'octobre prochain devrait sortir leur second album Crooked Timber.
Et pour nous faire patienter ou nous donner l'eau à la bouche, ils nous offrent le clip de Make Your Bed.

C'est ici :

mercredi 27 août 2008

Le jour où j'en veux encore plus


Ca y est, j'ai enfin entre les mains cet objet tant désiré, convoité et pourtant déjà défloré par de multiples écoutes en streaming.

Celui-ci, il fallait que je l'ait, physiquement, pour prendre le temps et le plaisir de découvrir la pochette, de déposer le disque sur la platine et de feuilleter le livret pendant l'écoute. Et je n'ai pas été déçue : Ersatz, le premier album de Julien Doré est un joyau de pop à la française.

Je vous ai à plusieurs reprises parlé de de mon admiration, voire de l'adoration que je lui porte. J'attendais donc cet album avec autant d'impatience que d'appréhension. Allait-il être à la hauteur ? N'allait-il pas tomber dans la variétoche consensuelle (se faisant dévorer par LA machine) ? Ou alors à l'inverse n'allait-il jouer que la carte du ukulélé lo-fi ?
Insoutenable suspense...

Au premier abord la pochette surprend : kitch et dandy, riche et subtile, je ne m'attendais pas tout à fait à cela.
Musicalement, l'album m'a réservé la même surprise. Julien Doré passe d'un style à l'autre avec une certaine jubilation : chansons graves ou légères, pop, folk, psychédélisme, chansons de crooner, paroles ironiques, drôles ou plus lourdes de sens, toutes aux arrangements somptueux.
Julien Doré semble exposer ouvertement ses influences de Gainsboourg à Miossec en passant par Radiohead, Murat, Dutronc, Arno ou Christophe (il a effectivement collaboré avec ces deux derniers).
Et cela pourrait être là que le bât blesse...
Les morceaux hyper référencés, les mélodies finement ciselées, les arrangements grandiloquents (toujours utilisés à bon escient), les paroles intelligentes et fines, laissent comment un goût de déjà vu. Par ce mimétisme exagéré, Julien Doré semble vouloir s'acheter une crédibilité intellectuelle et se débarrasser de son étiquette de gagnant de Super Télé Crochet, que personne (pas moi en tout cas !) ne lui reprochait. Il en résulte un album peut-être un peu trop hétérogène dont il ne se dégage pas une ambiance générale, mais une suite de sketches...

Je me donne l'impression de cracher dans le caviar car, tout de même cet album vaut bien plus qu'un détour, et malgré les reproches que je lui fais, je l'écoute en boucle depuis le début de l'été, et l'admiration que je lui porte n'a pas faibli.

J'attends simplement le prochain album avec encore plus d'exigence !

Pudding Morphina


Bouche Pute

lundi 11 août 2008

Petit Bonheur du jour #28



Tunng -Bullets

Cherchez donc le détail qui m'a définitivement poussée à poster ce clip...

mercredi 30 juillet 2008

Brise d'été


Paris est calme l'été. Peu de voitures, les vitrines de magasin annoncent les dates de fermeture estivale, et même les gens semblent marcher plus lentement, non pas harassés par la chaleur, mais préférant prendre le temps de flâner. Bien sûr j'oublie la nuée de touristes, la moiteur du métro et les travaux qui bloquent des quartiers entiers. Je n'ai jamais prétendue être objective, et puis je ne prends pas le métro.

Mais à l'heure où l'air devient respirable, où une légère brise se lève, c'est un délice de sortir pour écouter de la musique.

Hier soir, ce bol d'air s'appelait Orouni. Une éternité que je n'étais pas allée le voir en concert. Je m'en voulais un peu d'ailleurs de ce manque d'assiduité.
Mais en fait, la joie des "retrouvailles" n'en fut que plus grande. J'ai d'abord constaté que la formation d'Orouni s'était encore agrandie, par la présence d'un bassiste.
Orouni a joué de nombreux nouveaux morceaux (qui apparaîtront sur son prochain album Jump Out The Window, sortie le 3 septembre qu'on se le dise !!!), et j'ai eu le grand plaisir d'en découvrir certains en live, ce qui est toujours un véritable plaisir pour moi. Sur la toute petite scène du Motel, les musiciens ont échangé leurs places. The Limes quasiment au complet (il ne manquait que John Hale) se réunirent pour quelques morceaux, et Michael Wookey (qui assurait la seconde partie de la soirée) est venu à son tour accompagner Orouni.
Enfin, (mais comment aborder ce sujet sans paraître condescendante et du coup franchement ridicule ? tant pis, je me lance quand même) j'ai eu la sensation qu'Orouni a avancé, progressé.
Tous les musiciens ont pris de l'assurance, et Orouni lui-même semble plus à son aise, plus serein. Sa voix fluette des débuts fait place maintenant à un chant plus grave, plus maitrisé et nettement moins timide. La folk discrète des premiers titres joués en solitaire fait place à une musique presque purement pop, teintée de cette mélancolie qui a toujours fait le charme et la signature d'Orouni.
Le set fut trop court à mon goût, mais malgré cela, ce fut un enchantement.


Orouni - Open It In May (feat. Mlie)

Je reviendrai très prochainement sur les fameux nouveaux morceaux évoqués ici... Hier soir une belle surprise m'attendait et j'espère pouvoir vous la faire partager bientôt.

Orouni a donc cédé la place à Michael Wookey que je ne connaissais que de nom.
J'ai découvert hier soir un musicien polymorphe, qui saute d'un instrument à l'autre comme il passe d'un style musical à l'autre, faisant quelques reprises surprenantes (comme Dancing Queen d'ABBA, version désabusée). J'ai moi-même eu l'impression de voyager, d'un pub irlandais à une région désertique des Etats Unis, en passant par un château de conte de fée où l'on nous chanterait des berceuses un peu étranges. Michael Wookey est habité par sa musique, il danse, tape du pied, se déshabille, et donne de la voix.
Cette richesse, ces sauts de puce m'ont plutôt enthousiasmé, même s'il est vrai qu'il m'a manqué un petit quelque chose de plus abouti peut-être... quoique.

Allez écouter ses morceaux "atmosphériques" ici ou !

Ce fut une belle soirée, une brise d'été, remplie de douceur et de complicité musicale.

Orouni sera à nouveau en concert dès vendredi, le 1er Août, à La Flèche d'Or à Paris.
Quant à Michael Wookey, vous pourrez l'entendre à nouveau aussi le 2 Août sur un "balcon secret"... ce qui est un mystère pour moi !

mercredi 9 juillet 2008

Reveil sucré


Camera Obscura - Lloyd, I'm Ready To Be Heartbroken

dimanche 6 avril 2008

La chanson du matin


Un petit coté blues, pour lendemain de fête arrosée...


I Am Kloot - Twist

mardi 29 janvier 2008

Le jour où je me suis fait surprendre


Cela vous est-il déjà arrivé d'écouter un album pour la première fois, d'une oreille distraite, comme une mise en bouche, avant de le savourer pleinement, une fois que votre palais y sera un peu habitué ?

C'est en général toujours de cette manière que j'appréhende un nouvel album... je ne le dévore pas avec gourmandise, mais je goûte chaque morceau pour garder de l'appêtit.

Je n'ai pas dérogé à la règle quand j'ai écouté l'album de Benjamin Fincher, Ellis Island. Je l'ai posé dans ma platine, j'ai appuyé sur play, et suis partie allumer le four, mettre la table, ranger le séjour, étaler une lessive, enfourner un poulet, éplucher quelques pommes de terre... bref, des trucs de ménagère de moins de cinquante ans. Mais je m'éparpille là. Revenons au vif du sujet, Ellis Island.

Les effluves du disque imprégnaient tranquillement mon appartement de pop folk teintée parfois de blues ou de rock (Why we were wrong), de mélodies enfantines, printanières et légères (The winter song), ou ciselée telle de la dentelle (Calico Sky ou Jane B.). Benjamin Fincher s'est électrisé, branchant sa guitare sur un empli, ajoutant quelques sons électro, sans pour autant perdre son identité...

J'étais donc dans cette ambiance douce, affairée à mes occupations mécaniques ménagères, quand soudain, sans crier gare, un morceau m'a arrêtée net dans mon action.
Escape Lane m'est apparu, comme une cerise sur le gâteau. Tout à coup, à l'avant dernière piste, je me suis révélée gourmande, la parcimonie n'était plus de mise, je prenais alors le risque de n'avoir plus faim, il a fallu que je l'écoute encore, et encore...
Ce fut un plaisir indescriptible de se laisser surprendre et émouvoir par ce morceau, petite pépite au milieu d'un album déjà délicieux.

Aujourd'hui cela fait quelques mois que j'ai Ellis Island en ma possession (et je n'en ai pas parlé avant, bouh, c'est mal je culpabilise !) et l'album entier reste toujours marqué par ce morceau qui m'a happée ce jour là. Comme un point d'orgue, j'écoute l'album, et mon bonheur grandit, en sachant qu'à chaque morceau je me rapproche un peu plus de Escape Lane.


Escape Lane

D'autres morceau en écoute sur leur Myspace.
Benjamin Fincher sera en concert le 16 février prochain à Paris, à l'appart d'Holmi (très bientôt vous en saurez plus sur le site pour savoir comment vous y rendre).
Ils seront aussi en concert à Lyon au Citron, le 23 février, avec Orouni et Yosemite.

dimanche 6 janvier 2008

Le jour des Kaleidoscope Awards


A l'heure où tout le monde a fait son bilan de l'année musicale, où l'on a vu fleurir les " tops 10-20-30...50" de 2007, j'ai décidé, avec un peu de retard, de me retourner sur l'année écoulée, et sur les albums que j'ai écoutés.

L'idée de faire un top me paraissant toujours aussi vaine, étant incapable de me résoudre à comparer ce qui ne peut l'être (vous compareriez, vous, Elvis Perkins à Of Montreal par exemple ?), je vais tout de même créer pour l'occasion les Kaleidoscope Awards, qui vont récompenser l'album que j'ai sûrement le plus écouté cette année. Un album rock, pop, hétérogène, riche et rebondissant, j'ai nommé : Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon.
Contre toute attente, moi qui suis habituellement branchée folk douce ou pop fleurie, c'est Spoon qui m'a pourtant le plus enthousiasmée cette année.
Voici donc mon palmarès de Ga Ga Ga Ga Ga pour 2007.

- Prix du meilleur morceau qui ne démarre jamais :

The Ghost Of You Lingers

- Prix du meilleur morceau branchouille / indie way of life :

The Underdog
(Vous ne lui trouvez pas des airs de I'm From Barcelona voire -oserais-je?- de Sufjan Stevens ?...)

- Prix du meilleur contre-temps au mileu d'un morceau :

You Got Yr. Cherry Bomb
(Ecoutez bien, c'est à 2.30, merveilleux, non ?)

- Prix du meilleur morceau à écouter sur l'autoroute, la nuit, quand tout le monde dort dans la voiture :

My Little Japanese Cigarette Case

- Prix du meilleur plagiat de The Clash :

Eddie's Ragga
(Un petit air de This Is Radio Clash indéniable)

- Prix du meilleur morceau bordélique :

Finer Feeling
(Avec ses bruitages dans tous les sens, sur fond de fête à Neuneu "A fond la caisse, maximuuum", son break bowiesque...)

- Prix du meilleur morceau qu'Oasis aurait pu composer :

Black Like Me
(... et par extension, que les Beatles auraient du composer !)

- Prix du meilleur morceau ne faisant pas partie de Ga Ga Ga Ga Ga :

Lines In Suit (Gilrs Can Tell)

C'est donc en toute mauvaise foi que je démarre l'année 2008 (que je vous souhaite radieuse au passage)
Et je ne compte pas m'arrêter là, je suis rock n' roll moi, hyper provoc même...
Hum, bon, les fêtes ont été dures pour moi aussi, je vais prendre un petit Fernet-Branca et me coucher.

mercredi 5 décembre 2007

Le jour où je pleure


La nouvelle est tombée sur ma page myspace à 12h10 : I Am Kloot reporte à l'année prochaine toutes ses dates de concert en Europe. Le concert au Nouveau Casino, prévu le 10 décembre prochain n'aura donc pas lieu...

Ma déception ainsi que mon impatience sont immenses. Je me faisais une telle joie de voir en concert ce groupe découvert (en ce qui me concerne) il y a à peine quelques mois.
Les deux albums en ma possession Gods & Monsters et Natural History tournent en boucle sur ma platine.
Leur pop rock riche, émouvant, sans cesse renouvelé, piochant dans tous les styles, aux mélodies simples, évidentes, a su me toucher, ou me dynamiser, me rendre joyeuse ou mélancolique...

J'espérais toutes ces émotions là et d'autres inconnues encore le 10 décembre.
Malheureusement, comme ils l'expliquent sur leur myspace blog, John ne peut plus chanter, ses cordes vocales étant endommagées.

Alors en attendant qu'il sortent de leur silence forcé, je ne peux que souhaiter un prompt rétablissement à John, et je guetterai les nouvelles dates qu'ils proposeront.
Pour le moment je n'ai pas trouvé d'information concernant les billets que j'ai pris, seront-il encore valables pour le prochain concert ou seront nous purement et simplement remboursés ? Je vous tiendrai au courant dès que j'en saurai plus.

Pour l'heure, je vais ressortir les grands mouchoirs de mémé...


I Am Kloot - Big Tears

Et quoi de mieux qu'un (presque) blues pour pleurer (pour de vrai)...

I Am Kloot - Sand And Glue

Vous pouvez aussi écouter de nouveaux morceaux sur leur page myspace.

mercredi 17 octobre 2007

Le jour où je rentre au pays


Chanson française.
A ces mots, en général, je fuis. Trop de connotaions qui me déplaisent : kitch, "chanson à texte", ringard, "chanson à voix", auteur poétisant, bobo ou accordéoniste, j'en passe et des meilleures...
Il y a aussi cette exigence que je dis avoir envers les paroles en français, dont j'avais déjà parlé ici, il y a quelques mois.
Et puis, parfois, on trouve l'exception qui confirme la règle.

Cette exception s'appelle Jeanne Cherhal, dont je viens de découvrir, avec trois ans de retard, son album Douze Fois Par An.
Jeanne Cherhal, avec sa voix cristalline et expiègle nous conte des chroniques quotidiennes, parfois légères, parfois plus graves, mais toujours de manière bienveillante.
Un piano souriant, quelques arpèges de guitare, des rythmes sautillants, et quelques contre-temps, voilà l'univers simple et épuré qu'elle nous propose, fait de douces mélodies et de jolies ritournelles entêtantes.


Jeanne Cherhal - Super 8

J'en viens maintenant aux textes. Ces fameux textes en français. Jeanne Cherhal écrit sans fard, sans détours, avec humilité et toujours une pointe d'humour (parfois tendre, dans Parfait Inconnu, d'autres fois plus acide, dans Un Couple Normal).

Elle s'est visiblement amusée sur cet album, et nous avec. Avec La Station, elle a pris la guitare électrique pour un blues rugueux et moite dans lequel elle évoque son enfance et les balades dominicales en famille...

"Mieux que le vent d'été,
Que les embruns salés,
Mieux que l'herbe coupée,
O effluve adoré de la station d'épuration."


Jeanne Cherhal - La Station

Elle manie subtilement les paradoxes entre paroles et musique, créant ainsi un constant décalage. Elle joue les équilibristes, sur un fil, tangue parfois, se rattrape, faisant le balancier avec ses bras, et arrive tranquillement à destination.
J'ai découvert une jeune femme attachante, dont la musique accompagne les petits comme les grands bonheurs de chaque jour...

Et comme on ne se refait pas, voici un morceau que j'ai particulièrement aimé, en anglais cette fois-ci : la reprise de Waiting For The Man, du Velvet Underground, où elle se révèle plutôt rock n' roll.


D'autres titres (plus récents) sur son myspace.

dimanche 23 septembre 2007

Le jour où l'on réunit les amis


Cet été, j'ai entendu dire que The Limes étaient partis en vacances ensemble...
Ils ont pris leur van fleuri, avec pour tout bagage guitares, tambourin, leurs voix, leurs belles mélodies... et un piano (oui ça fait lourd, mais le van était grand, sûrement).
Et les voilà partis sur les routes des Etats-Unis, roulant sans escale jusqu'à la cote pacifique.

Le bonheur d'être ensemble (enfin), l'euphorie insouciante des vacances, le soleil qui tape, il en résulte une perle de chanson pop : Beyond Blue.

Vite vite, la suite !


The Limes - Beyond Blue

dimanche 16 septembre 2007

Le jour d'un heureux hasard


Il y a quelques mois, je vous avais fait part de mon scepticisme à l'égard de Duke Special, que j'avais vu en concert en première partie de ce grand concert des nom moins grands Divine Comedy.

Je suis passée par hasard sur la page myspace de ces derniers, et j'ai pu voir que, depuis, ils ont fait des petits.

Ils ont collaboré tout récemment pour nous proposer Our Love Goes Deeper Than This, un morceau avec l'emphase et les flonflons de Duke Special et avec l'humour et la grâce de Neil Hannon... ou l'inverse.

Somme toute, une jolie réussite.

Duke Special - Our Love Goes Deeper Than This


Et un petit rappel pour les étourdis : demain rendez-vous à 21h pour un nouvel épisode de Paul Is Dead.

vendredi 7 septembre 2007

Le jour où l'on rêve d'ailleurs


Bon, la rentrée est passée, il serait grandement temps de se remettre au boulot. Et vous l'aurez peut-être remarqué, les "vrais" posts se font rares ici en ce moment...

Pourtant, il y a un groupe dont je veux absolument vous parler, parce que, simplement, il gagne à être connu !

Je vous présente donc I Told You Margaret, un jeune trio parisien, comme son nom ne l'indique pas.
Leur pop folk d'apparence légère, au premier abord, a tout pour me plaire : de jolies mélodies qui donnent envie de chanter, une voix éraillée et sensible, et des arrangements subtils qui me rappellent parfois les Beatles (alors forcément...)
I Told You Margaret a aussi des choses à raconter. Ces trois là rêvent. Ils rêvent d'Amérique. Pas celle que l'on voit à la télévision (excessive, violente, puritaine et crue), ni celle du cinéma (enjolivée, sucrée, trop lisse). Ce serat plutôt l'Amérique que l'on fantasme quand on écoute Dylan, Neil Young, Elliott Smith ou Chris And Thomas. Une image nébuleuse, que l'on ne veut pas confronter à la réalité...

Alors on se surprend à rêver aussi, de ce que pourrait être ce grand pays lointain, émouvant, drôle parfois, mystérieux, imparfait, finalement humain.


I Told You Margaret - The Sun Touch The Earth


I Told You Margaret - Western

D'autres titres en écoute sur leur Myspace

lundi 16 juillet 2007

Le jour où je garde le sourire


Le beau temps n'aura pas duré... Ce n'est pas que je sois obsédée par la météo ou que ne n'aie d'autres sujets de conversation sûrement plus intéressants, mais il faut croire que cela influe sur ma façon d'écouter de la musique.

Par les temps qui courent, j'essaye de me convaincre que nous sommes en été en écoutant une bonne dose de sunshine pop.
Et contre toute attente celle qui tourne en boucle en ce moment, vient de Philadelphie (qui, pourtant, ne me semble pas particulièrement connue pour ses plages de sable fin, son ensoleillement ou ses surfers).

Ma luminothérapie à moi s'appelle Brown Recluse Sings.
Ces six garçons ont sorti cette année un EP nommé Black Sunday. Et immanquablement, il me font agiter la tête dans tous les sens, remuer les bras et le popotin.
Leurs sonorités 60's me rappellent Belle & Sebastian, les Beach Boys ou les Zombies. Avec leur matériel un peu vintage et leur look improblable (ils ressemblent à mes copains un peu destroy de mon époque lycéenne), ils n'ont rien à envier à leur aînés. Leurs mélodies sont imparables grâce à ces six musiciens hors pair, et leur textes sont de vraies petites poésies.

Sunshine pop ? Je dirais plutôt pop rayonnante !


The Calm Before The Storm


Margo, Left In Bed

D'autres titres en écoute sur leur Myspace.

vendredi 13 juillet 2007

Le jour des clairs-obscurs


Cela fait quelque temps que je connais MiLK & Fruit Juice ; Et pour cause, il joue régulièrement en première partie d'Orouni. Je l'ai donc découvert sur scène. (Je préfère d'ailleurs découvrir un artiste sur scène, plutôt qu'au chaud chez moi, j'ai l'impression de mieux "recevoir" la musique quand elle est jouée en live, elle vit !)

Depuis quelques mois donc, j'ai pu écouter régulièrement MiLK & Fruit Juice et suivre son parcours.
Un ukulele, une guitare un jamman et sa voix discrète (et un peu timide) en bandoulière, MiLK & Fruit Juice nous emmène en promenade.


She'll Surely Do

On parcoure alors un chemin tortueux, calme et mélancolique, dans un sous-bois, apercevant, à travers le feuillage des grands arbres, des coins de ciel bleu, sans vraiment être au soleil...
Mais MiLK & Fruit Juice continue son chemin, et sa musique évolue. Fort de son voyage ombrageux, il se dirige maintenant vers une clairière ensoleillée. Là, il a toute latitude pour s'épanouir et prendre de l'assurance.
Au fil du temps, sa musique pop folk est de moins en moins sombre, de plus en plus posée et sa voix de plus en plus sûre.


A Wish

Ses influences assumées allant du Velvet Underground à Herman Düne (entre autres) sont bien présentes, mais il a néanmoins su les assimiler pour créer son propre univers dans lequel la lumière joue sans cesse avec les ombres.


Fairies Of The Past

MiLK & Fruit Juice sera en concert le 20 juillet prochain à 20h à Glaz'art (5-15 avenue de la Porte de la Villette, Paris 19è).
Vous pouvez vous procurer son Monkey EP ici.
D'autres titres en écoute sur son Myspace.
Le titre Call Waiting est toujours en écoute par là.

samedi 16 juin 2007

Le jour où j'ai eu la solution


Quatre mois, jour pour jour, j'ai enfin retrouvé le morceau de musique pour lequel je vous avais demandé de l'aide.
Ah quel bonheur !
Comme quoi, la persévérence paie parfois.

Petit rappel des faits : un morceau du groupe Num m'en rappelait un autre sans que je n'arrive à retrouver lequel...
Alors vous m'aviez fait plein de propositions comme Boxer de Simon & Garfunkel, ou The Left Banke que je ne connaissais pas et que j'ai depuis découvert avec grand plaisir, ou Joe Dassin, les Dexy's Midnight Runners... et j'en oublie.

Revoici le morceau

Num - Noise

Et ce soir, totalement par hasard, j'ai remis le doigt dessus.
C'est un morceau de 1986, d'un groupe allemand dont j'avais totalement oublié l'existence : Hong Kong Syndikat.
Bon il s'avère que j'en avais un bien meilleur souvenir... Mais il fallait bien clore le dossier !


Hong Kong Syndikat - Concrete and Clay

... On a la culture qu'on peut, hein !

jeudi 14 juin 2007

le jour où j'ai des réponses


Ca y est, le mail que j'attendais est arrivé. Joie ! Bonheur !
Je vous ai déjà parlé de Picture Picture il y a quelques mois. Et il y a quelques jours de nouveaux morceaux sont enfin arrivés sur sa page myspace.
Alors comme la dernière fois, voulant en savoir plus, je suis entrée en contact avec Brennan, et comme la dernière fois il m'a répondu très gentiment. Je me suis rendue compte que j'avais plusieurs questions à lui poser. Alors au lieu de garder les réponses pour moi, je lui ai proposé de répondre à une petite interview. Il a accepté, et voici donc ses propos en VO, avec en dessous ma version française aléatoire. C'est ainsi que j'ai appris que Picture Picture c'était en fait deux personnes, Brennan, et Benjamin, et qu'ils s'identifiaient à Antoine Doinel...

How did Picture Picture come about? Are you a one man band or not? (if not who is doing what?)
Truth is what the opposites have in common. So in a sense, we are a one
man band. When we’re both fortunate enough not be subdued by our minds, a
bliss starts to emerge
. It manifests in the form of music. Our bodies are the instruments in which are being played really.

Comment est né le projet Picture Pïcture ? Etes vous un one man band ou pas ? (si non, qui fait quoi ?)
A dire vrai, il s’agit de ce que les opposés ont en commun. Donc dans un sens, nous sommes un one man band. Quand nous avons tous les deux assez de chance pour ne pas être soumis par nos cerveaux raisonnables, un bonheur commence à arriver. Cela se manifeste musicalement. Les instruments avec lesquels nous jouons vraiment sont nos corps.


Jealous Change Of Mind

You seem to be shrouded in French new wave cinema. In which way does it influence you ?
Really we just grew tired of Italian Neo-Realism. With French New Wave, we share a general break with the classical approach of making something according to an established linear formula. Also like François Truffaut, Jean-Luc Godard, Éric Rohmer etc., we are often forced to improvise because of time and budget constraints. Efforts to save turn into stylistic innovations. We no longer dwell however, on themes of the absurdity of human existence. If Picture Picture were a character in French New Wave Cinema we would be Antoine Doinel, easily.


Vous semblez baigner dans le cinéma français de la Nouvelle Vague. Dans quelle mesure vous influence-t-il ?
En realité nous avons fini par nous lasser du neo-réalisme italien; Avec la Nouvelle Vague, nous partageons cette rupture avec l'approche classique de faire les choses d'après une convention linéaire établie. Comme François Truffaut, Jean-Luc Godard, Eric Rohmer, nous sommes souvents obligés d'improviser à cause de contraintes de temps et de budget. Les efforts pour économiser se transforment en innovations stylistques. Nous ne nous appesantissons pas sur les thèmes de l'absurdité de l'existence humaine. Si Picture Picture était un personnage de la Nouvelle Vague, nous serions Antoine Doinel, sans aucun doute.

"Under Loves Heavy Burden (Do I Sink) "
(A cause de petits problèmes techniques, allez l'écouter sur MySpace)

There is a big difference between the very first track you put on your myspace page (Jealous Change Of Mind) and the new ones we can hear now. Whatbrought you to this sound evolution (much more electro and eighties-like) ?
80's Pop cuts to the chase. It’s all about love. Or at least… We Are. The production of our output recently, has been digital. It just means that: what the song (in its essence) requested for treatment, in order to be fully realized, was of the electronic variety. It does not matter so much what you say, but how you say it and the energy behind what you say. Picture Picture says many things. Jealous Change Of Mind was written and conceived with a traditional stringed instrument. We have not given up playing our instruments. We will always honor variety in the production of our songs. We could never commit to any one genre. The range of our compositions would not allow for it. Ultimately, Picture Picture creates.

Il y a une grande différence entre le tout premier morceau que vous avez mis en ligne sur votre page myspace, et ce que l'on peut entendre à présent. Qu'est-ce qui vous a amené à cette évolution (bien plus electro et aux sonorités 80s) ?
La pop des années 80 va droit au but. Il s'agit d'amour. Du moins en ce qui nous concerne. Les productions récentes ont été réalisées de manière numérique. Cela signifie que : quel que soit le traitement que nécessite la chanson (dans son essence) afin de la concrétiser, cela a été fait de manière electronique. Ce qui importe n'est pas tellement ce que vous dites mais la manière dont vous le dites, ainsi que l'énergie derrière ce que vous dites. Picture Picture dit beaucoup de choses. Jealous Change Of Mind a été écrite et conçue avec un instrument à cordes traditionnel. Nous n'avons pas cessé de jouer de nos instruments. Nous mettrons toujours à l'honneur la variété dans la production de nos chansons. Nous ne pourrions jamais nous engager dans un seul genre. L'éventail de nos compositions ne le permettrait pas. En fin de compte, Picture Picture crée.

Do you perform on stage ? Will you come to Europe? France?
We perform only
when asked. We were once asked us to perform. We will come to Europe when someone asks us. We are probably a bit more suited for a European setting. We would like to make France our home for a time.

Vous produisez vous sur scène ? Avez vous le projet de venir en Europe ? En France ?
Nous nous produisons sur scène seulement quand on nous le demande. On nous l'a demandé une fois. Nous viendrons en Europe quand quelqu'un nous le demandera. Nous sommes probablement un peu plus faits pour la scène européenne. Nous aimerions faire de la France notre maison pendant un certain temps.

"Get A Hold Of Yourself" (en écoute sur MySpace)

When will you release an album or EP ?
The EP has been released digitally through
Snocap. We will do an LP that you can touch and hold when someone asks us. But we need money first.

Quand sortirez-vous un album ou un EP ?
L'EP est sorti en numérique par le biais de Snocap.
Nous sortirons un album que vous pourrez toucher et garder quand quelqu'un nous le demandera. Mais nous avons besoin d'argent pour cela.

A surrealistic question : what do you see through your own kaleidoscope ?
To present a visible symbol to the eye of another is not necessarily to inform them of the meaning that the symbol has to you....The soul grows as truly as an oak grows. As the tree takes the carbon of the air, the dew, the rain, and the light, and the food that the earth supplies to its roots, and by its mysterious chemistry trans-mutes them into sap and fibre, into wood and leaf, and flower and fruit, and color and perfume, so the soul imbibes knowledge and by a divine alchemy changes what it learns into its own substance, and grows from within outwardly with an inherent force and power like those that lie hidden in the grain of wheat. Nature proceeds with group wisdom, inherently orderly, forever doing more with less. Soul consciousness like the light through a kaleidoscope refracts beautifully and geometrically, self-organizing, self-stablizing, and self-innovative. The mind requires a beginning, middle, and an end.The soul has its senses, like the body, and may be cultivated eternally.

Une question surréaliste : que voyez vous à travers votre kaléidoscope ?
Pour présenter un symbole visible aux yeux des autres, il n'est pas nécessaire de les informer du sens que ce symbole a pour vous... L'âme grandit aussi sûrement qu'un chêne pousse. L'arbre prend le carbone de l'air, la rosée, la pluie et la lumière, et la nourriture que la terre fournit à ses racines ; Et grâce à ses mystérieuses transformations chimiques, cela devient bois et feuilles, fleur et fruit, couleur et parfum. L'âme, elle aussi, absorbe la connaissance et par une alchimie divine, change ce qu'elle apprend en sa propre substance, et se développe de l'intérieur à l'extérieur, avec sa force et sa puissance inhérentes, comme celles qui résident cachées dans les grains de blé. La nature se développe avec sagesse de manière ordonnée, faisant pour toujours le maximun avec le minimum. La conscience de l'âme, comme la lumière à travers un kaléidoscope se réfracte joliment et géométriquement, s'organisant, se stabilisant et innovant d'elle-même. Le cerveau requiert un début, un milieu et une fin. L'âme a ses propres sens, comme le corps et peut être cultivée éternellement.

"Cold Wave Killer" (en écoute sur MySpace)

And in the end...
Any very important question I forgot to ask you ?

You forgot to ask us if we were romantically linked with any of today's
big stars.

And in the end...
Une question primordiale que j'aurais oublié de vous poser ?
Vous avez oublié de nous demander si nous vivions une histoire d'amour avec des grandes stars d'aujourd'hui.

Merci à Brennan et Benjamin pour le temps qu'ils m'ont accordé et la poésie de leurs réponses.
Merci aussi aux copines qui m'ont aiguillées pour la traduction !

mardi 12 juin 2007

Petit bonheur du jour #12 (bis)

EDIT :
Je ressors ce petit bonheur, car les One-Two m'ont envoyé les vraies paroles de ce morceau pop jubilatoire.

Merci à eux !


Upset girl for spineless boy
Wordy boy for cautious girl
Dirty socks for golden girl
Mother hend for thankless son
“We are all blessed down here”
I try hard to ride my world
nothing’s so clear

English words for french singers
Power pop up to the top
“It’s such a mess in here”
Sometimes i’m lost in my words
All i want to hear

Oh yeah, alright
Oh yeah, alright
I’m feeling so dizzy
But it’s alright

Sunday blues for party boy
Monday soul for friday supper
Real TV for lost moment
Shared moments for fake lovers
“It’s such a mess in here”
I try hard to ride my world
nothing’s so clear

refrain

Upset girl for spineless boy
Wordy boy for cautious girl
Sunday blues for party boy
Monday soul for friday supper
Real TV for lost moment
Shared moments for fake lovers
Tomahawk for lasting peace
Depression for Humorist
I’m feeling so dizzy



One-Two - Oh yeah, Alright

lundi 21 mai 2007

Le jour où je mets les doigts dans la prise


Je suis un peu comme le lapin blanc d'Alice Au Pays Des Merveilles en ce moment. Je n'ai pas le temps !
Je n'ai pas le temps de rédiger de longs posts documentés, mais j'ai toujours celui de découvrir de nouvelles choses. Je ne sais pas comment cela est possible. Je n'ai même pas un cerveau vraiment féminin qui me donnerait la faculté de faire plusieurs choses à la fois.

Peu importe le comment, voici un groupe dont je voulais vous parler depuis un petit moment.
Electric Factory est un collectif electro-pop composé de trois membres : un auteur, un compositeur arrangeur et un réalisateur ingénieur du son. Ce sont donc des bidouilleurs qui semblent expérimenter dans tous les sens. Leur façon même d'élaborer leurs morceaux est assez atypique. Ils composent, écrivent puis seulement après partent en quête d'instrumentistes et de chanteurs.

L'un des membres d'Electric Factory le dit lui-même, le terme "d'electro pop" est suffisemment large pour leur permettre de ne pas s'enfermer dans un style unique.
Et en effet, ils sont de réels touche-à-tout. Il s'amusent à passer d'un morceau un peu 60's (You Could Be A Boy) à un autre instrumental technologique et aérien (Labyrinthe, en écoute sur leur page myspace). Alors parfois, c'est un peu trop chargé en effets en tout genre, mais néanmoins ils restent à suivre, ne serait-ce que parce qu'ils s'amusent avec talent.


You Could Be A Boy


Wings To Fly

Je n'ai pas le temps mais je l'ai pris quand-même. Comme quoi...