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mercredi 27 août 2008

Le jour où j'en veux encore plus


Ca y est, j'ai enfin entre les mains cet objet tant désiré, convoité et pourtant déjà défloré par de multiples écoutes en streaming.

Celui-ci, il fallait que je l'ait, physiquement, pour prendre le temps et le plaisir de découvrir la pochette, de déposer le disque sur la platine et de feuilleter le livret pendant l'écoute. Et je n'ai pas été déçue : Ersatz, le premier album de Julien Doré est un joyau de pop à la française.

Je vous ai à plusieurs reprises parlé de de mon admiration, voire de l'adoration que je lui porte. J'attendais donc cet album avec autant d'impatience que d'appréhension. Allait-il être à la hauteur ? N'allait-il pas tomber dans la variétoche consensuelle (se faisant dévorer par LA machine) ? Ou alors à l'inverse n'allait-il jouer que la carte du ukulélé lo-fi ?
Insoutenable suspense...

Au premier abord la pochette surprend : kitch et dandy, riche et subtile, je ne m'attendais pas tout à fait à cela.
Musicalement, l'album m'a réservé la même surprise. Julien Doré passe d'un style à l'autre avec une certaine jubilation : chansons graves ou légères, pop, folk, psychédélisme, chansons de crooner, paroles ironiques, drôles ou plus lourdes de sens, toutes aux arrangements somptueux.
Julien Doré semble exposer ouvertement ses influences de Gainsboourg à Miossec en passant par Radiohead, Murat, Dutronc, Arno ou Christophe (il a effectivement collaboré avec ces deux derniers).
Et cela pourrait être là que le bât blesse...
Les morceaux hyper référencés, les mélodies finement ciselées, les arrangements grandiloquents (toujours utilisés à bon escient), les paroles intelligentes et fines, laissent comment un goût de déjà vu. Par ce mimétisme exagéré, Julien Doré semble vouloir s'acheter une crédibilité intellectuelle et se débarrasser de son étiquette de gagnant de Super Télé Crochet, que personne (pas moi en tout cas !) ne lui reprochait. Il en résulte un album peut-être un peu trop hétérogène dont il ne se dégage pas une ambiance générale, mais une suite de sketches...

Je me donne l'impression de cracher dans le caviar car, tout de même cet album vaut bien plus qu'un détour, et malgré les reproches que je lui fais, je l'écoute en boucle depuis le début de l'été, et l'admiration que je lui porte n'a pas faibli.

J'attends simplement le prochain album avec encore plus d'exigence !

Pudding Morphina


Bouche Pute

vendredi 27 juillet 2007

Le jour où l'on casse la barraque


Un peu de rock qui déménage.
Il ne faut pas se fier à la photo, The Willowz ne sont pas une bande de babas cools tout droit sortis du summer of love...
Ces quatre californiens, trois garçons et une fille, composent un rock solide, rageur et qui tape fort.

Dès le premier morceau de leur album Chautauqua, le ton est donné : avec Beware, on démarre sur les chapeaux de roue, pour un road movie à tombeau ouvert.

Avec leur guitare hurlante et la voix grinçante de Richie James Follin (ou inversement), The Willowz me font parfois penser à Wolfmother ou The White Stripes, en moins lassant que ces derniers. Car eux, savent surprendre, casser le rythme de leur course effrénée pour nous jouer plus légèrement Jubilee ou Once And A While.
C'est pour évidemment repartir de plus belle. Leur musique semble ouvertement inspirée du rock et du folk des seventies, de The Sweet à America en passant par Uriah Heep...
Cela faisait d'ailleurs bien longtemps que je n'avais pas entendu de solo de guitare sans trouver cela trop daté voire totalement ringard !

Et l'album se termine en point d'orgue par Lonesome Gods, où piano, cuivres et choeurs s'en donnent à coeur joie...
Rock n' Roll, Yeah !


Once And A While


Lonesome Gods

Le clip de Take A Look Around


D'autres titres en écoute sur leur Myspace

samedi 12 mai 2007

Le jour où je suis restée sous les étoiles


Teitur vient des Iles Féroé, un archipel dénudé situé entre la Grande Bretagne et l'Islande. Ces données géographiques paraissent inutiles. Et pourtant elles m'ont aidé à définir la musique de Teitur, et son dernier album Stay Under The Stars, sorti en 2006.
On y est un peu seul, un peu abandonné dans un lieu désertique et froid.
Mais paradoxalement on se sent aussi entouré par cette présence chaleureuse rassurante et épaisse.

Il semble y avoir une influence aussi bien européenne qu'arctique dans cet album. Les Iles Féroé sont justement à la limite du cercle polaire... dernier signe de civilisation avant un grand désert blanc.
Tout au long de l'album, on oscille donc entre légèreté et gravité, épaisseur et finesse, airs lancinants et mélodies souriantes, candeur et lucidité, douceur et rudesse... Je pourrais continuer comme ça indéfiniment.
Teitur semble être un solitaire, avec pour seuls compagnons sa poésie et son spleen, qui rappellent parfois Bright Eyes, Orouni ou Michael Nyman (pour ne citer qu'eux).

Et finalement au lieu de sortir de cet album en ayant le cafard, on se retrouve à l'inverse révigoré et prêt à se confronter à la vie, là, dehors.


I Run The Carousel


Boy, She Can Sing


All My Mistakes + un morceau caché (à écouter absolument)

Hitch Hicker toujours en écoute ici.

D'autres titres sur son Myspace
Acheter Under The Stars

dimanche 6 mai 2007

Le jour où j'ai vu du pays

J'adore recevoir du courrier.
Et la semaine dernière, celui-ci fut pour le moins international. La Suède et la Californie sont venus jusqu'à moi.

Tout d'abord la Suède, avec Holmes, dont Kadi a déjà très bien parlé.
Leurs morceaux pop rock touche-à-tout m'accompagnent donc depuis quelques jours. Il ont quelque chose de dépaysant, mais en rien je ne me retrouve en Suède ; Je me balade chez les red-necks étasuniens parfois, chez les popeurs glaswegiens chevelus, ou chez des vénitiens chantant la sérénade au balcon...


Holmes - DYGN


Holmes - Song Of Ours

Allez faire un tour sur leur myspace, pour découvrir d'autres morceaux (en téléchargement).

Je pars maintenant en Californie pour retrouver Sir Salvatore, qui eux non plus ne vont pas là ou l'on pourrait les attendre. Et aussi m'ont fait traverser l'Atlantique, mais dans l'autre sens, direction (encore) le Royaume Uni.
Avec Sir Salvatore et leur rock enjoué, je retrouve une certaine insouciance, qui (par les temps qui courent) fait du bien aux oreilles et au moral.
Voici le clip de Hooray This Projector.


Sir Salvatore- Hooray This Projector


Sir Salvatore - Public Key
(où l'insouciance ne dure pas si longtemps...)

Leur Myspace

Cette semaine j'ai beaucoup voyagé, sans bouger de chez moi. Ca tombe bien, j'ai une peur viscérale de l'avion.


Je vous rappelle le rendez vous de demain pour un épisode de Paul Is Dead, dont la programmation s'annonce particulièrement d'actualité.

dimanche 22 avril 2007

Le jour où l'on va à la montagne


Cela fait un petit moment déjà que l'on entend parler de Cocoon sur la blogosphère -et sûrement ailleurs, mais en vraie nerd que je suis mon média de prédilection reste internet, et je ne suis pas au courant de ce qui pourrait se dire ailleurs... hum, bref!).

Donc depuis quelques jours j'ai en ma possession le mini album de Cocoon, From Panda Mountains.
Cocoon est un duo auvergnat (oui on s'en fiche un peu d'où ils viennent, mais tout de même... des auvergnats ! *) qui compose de jolies chansons folk pop -ou inversement. Leur deux voix complices s'accordent parfaitement, les instrument légers sautillent et la mélancolie de leurs mélodies nous envahit peu à peu.

Leur mini album est (assez logiquement) plus produit que leur précédent EP, I Hate Birds. Mais Cocoon a su garder sa simplicité. Les deux musiciens n'en font pas trop et restent concentrés sur le songwriting et la mélodie. From Panda Mountains est juste plus étoffé.

Et en ce dimanche ensoleillé, rien de mieux que la douceur de Cocoon pour se rendre sereinement au bureau de vote...


June


I Don't Give A Shit

On My Way encore en écoute ici.

Cocoon sera en concert demain à La Maroquinerie

* et ce n'est pas QUE parce que je suis auvergnate que je vous dis ça...

mardi 17 avril 2007

Le jour où j'ai replongé


Quand on est une mono-maniaque des 60s comme moi, il suffit parfois de deux accords de guitare pour frémir.

Ce fut le cas pour Dr. Dog, que j'ai découvert avec l'endiablé Worst Trip.
Ce groupe est composé de cinq drôles de bonhommes en provenance de Philadelphie. Ils existent depuis six ans et sont apparemment amateurs d'albums concepts (tiens tiens...).
Dr. Dog c'est un savant mélange de psychédélisme rayonnant, de pop sucrée et de rock qui déménage. Ajoutez une once de choeurs dignes des Beach Boys, un piano (parfois véritable moteur des morceaux) et quelques cuivres et vous serez heureux pour la jounée !

L'album We All Belong, sorti cette année n'est pas un album concept comme le furent leur deux premiers (ils en sont au quatrième). Mais ici, tous les genres y passent. Ils se sont visiblement amusés (et moi aussi!) : des airs blues (avec Die Die Die -à écouter ici), totalement psychédéliques (avec The Way The Lazy Do), soul -enfin, je crois- (avec Alaska), simplement pop (We All Belong) et sûrement d'autres encore que je ne saurais définir...
Et le plus étonnant, c'est qu'il en ressort un album homogène, tout droit sorti d'une autre époque.

Ils n'ont peut-être rien inventé, certes, mais on a rarement aussi bien fait du neuf avec du vieux.


Worst Trip


The Way The Lazy Do


My Old Ways

D'autres morceaux à télécharger sur leur site.

vendredi 13 avril 2007

Le jour où je fais les choses à l'envers


C'est en allant au cinéma voir le film Blush de Wim Vandekeybus, un film dont je ne me suis toujours pas remise, que j'ai découvert la musique de Woven Hand.
Woven Hand, c'est le nouveau projet de David Eugene Edwards, ancien membre du groupe 16 Horsepower.
Il a presque dix ans, j'ai vu 16 Horsepower en concert lors d'un festival d'été.
Mais il y a dix ans j'étais bien trop plongée dans Revolver ou The Wall pour apprécier 16 Horsepower, que je découvre seulement aujourd'hui... Parfois je suis un peu longue à la détente.

Mais revenons à nos moutons.
Woven Hand a composé la musique pour le spectacle de danse contemporaine, devenu un film, Blush (donc), en 2003.

Musique sombre, organique et brute, l'album Blush Music n'est pas qu'une musique de film ; Ce n'est pas qu'une musique d'ambiance qui illustrerait les images. Elle l'accompagne, presque physiquement. Cette musique a une présence.
Une guitare résonnante, une batterie qui galope et une voix nerveuse, voilà quelques termes qui me viennent à l'esprit à l'écoute des premiers morceaux.
Mais cet album ne s'installe pas dans une lente mais inéluctable déprime, il ne s'installe pas, tout court. Il reprend son souffle pour mieux trébucher, notament dans My Russia (Standing On Hands), morceau dans lequel la gravité (dans tous le sens du terme) est toujours là. Elle le sera d'ailleurs tout au long de l'album, ne cherchez pas de joliesse ici, à peine quelques lueurs d'espoir.
Woven hand joue avec la distorsion des sons, les bruitages, les chuchottements...
Un album sombre, pour un film lumineux.
Une découverte prégnante.


Woven Hand - Cripplegate (Standing On Glass)


Woven Hand - My Russia (Standing On Hands)

Vous pouvez aussi réécouter White Bird, posté hier à la va-vite.

Et puisque c'est la musique d'un film, en voici la bande annonce.


Pendant ce temps, je repars à la découverte de 16 Horsepower, et je vous laisse avec le premier morceaux sur lequel je suis tombée.


16 Horsepower - The Partisan - avec Bertrand Cantat
Reprise de Leonard Cohen

Woven Hand sera en concert au Divan du Monde le 13 juin prochain.

dimanche 4 mars 2007

Le jour des substances illicites


Le premier album de Pop Levi est enfin sorti. Il faut dire que je l'attendais de pied ferme. Car j'avais été plutôt décue de son EP Blue Honey, trop riche, trop lourd et finalement trop linéraire.

Sur les conseils de Michelsardou, je me suis donc repenchée sur le cas Pop Levi et son Return To Form Black Magic Party.

Sa voix nasillarde est toujours là, ses arrangements outranciers et psychédéliques aussi.
Mais Pop Levi l'androgyne a aussi su se poser, reprendre son souffle. Skip Ghetto en est un exemple idéal : une jolie balade avant de retourner vers l'hyperactivité qui le caractérise.
Tout au long de l'album nous sommes en plein trip sous LSD... je n'ai pas vu d'éléphants roses, mais il me semble avoir aperçu une bande de lapins bleus passer dans ma cour... enfin, je peux me tromper !

Hum revenons à des considérations un peu plus terre à terre.
Pop Levi expérimente, bidouille s'amuse et nous amuse avec ses morceaux accrocheurs et ses mélodies très Lennonesques (en particulier sur From The Day The You Were Born).


Dollar Bill Rock


Skip Ghetto


Hades Lady

Trouvée sur son Myspace, une video où il passe un extrait de Skip Ghetto à l'envers... Il n'y a décidément pas de hasard !

samedi 10 février 2007

Le jour où je n'ai pas résisté


Gomez est le tout premier groupe dont j'ai parlé dans ce blog -à part les Beatles, mais eux sont hors concours !
Je m'étais régalée de leur album How We Operate sorti en mai dernier. Et depuis le 6 février un Live Session EP est disponible sur iTunes.
Je n'ai évidemment pas pu, pas su résister !

Enregistrés en octobre dernier en une seule nuit, les six titres nous proposent une autre facette du groupe. Plus âpre, plus rageur et avec moins de fioritures, Gomez semble s'être mis à nu.
Song For Lovers In Between The Wars -un inédit- est un instant de grâce et de sérénité. C'est (contrairement à l'habitude) la voix de Tom Gray qui se fait entendre, accompagnée par une simple guitare.
La version de Wippin' Piccadilly (le dernier titre sur cet EP) sent la fin de nuit : on ressent la fatigue et l'explosion joyeuse du travail qui touche à sa fin.


Rex Kramer


Song For Lovers In Between The Wars (Tom solo)


Wippin' Piccadilly

Quatre morceaux de leur dernier album sont toujours en écoute sur leur page MySpace.

jeudi 8 février 2007

Le jour où le soleil paraît #3


Le vent souffle aujoud'hui. j'en profite pour laisser s'envoler mes idées noires de ces derniers temps.
Les nuages passent, le ciel s'éclaircit et le soleil montre le bout de son nez.

C'est l'occasion idéale pour écouter The Tellers.
Ils ont sorti leur EP en juillet dernier. Sept chansons pop souriantes qui s'enchainent tranquillement. Je les écouterais bien au fond du jardin dans un hamac s'il ne faisait pas un peu froid ces temps-ci.
Mais leurs chansons on beau paraître joyeuses, leurs textes sont parfois assez sombres, notament dans This World, voire grinçantes dans More.

Ils me rappellent un peu Toy Fight dans leur apparente légèreté et cette même impression d'entendre quelqu'un qui chante le sourire aux lèvres.

The Tellers seront en concert au Point Ephémère le 28 mars prochain, en compagnie de Cocoon, cela promet une soirée tout en douceur.


The Tellers - Jacknife


The Tellers - Girls Of Russia

D'autres morceaux en écoute sur leur MySpace.

vendredi 2 février 2007

Le jour où il pleut dans le désert


Bien.
Après mon grand n'importe quoi d'hier, je reprends mes esprits.

Quand on tombe de cheval, il faut immédiatement remonter en selle... Et qui de mieux qu'une bande de cow-boys pour cela ?
J'ai déjà évoqué plusieurs fois Viarosa, mais ne m'étais jamais réellement attardée pour vous en parler.
Ces cow-boys là sont anglais, et ont sorti leur premier album en 2006, Where The Killers Run.
Leur musique à base de country (évidemment), de folk et de rock est assez sophistiquée et subtile, faite de petites touches de couleurs chaudes mélées à des traits plus épais.

Tout au long de l'album on évolue dans un univers assez sombre mais confortable, doux-amer, passant de morceaux parfois proches du désespoir (Boy), à des morceaux rassurants sur l'avenir et plus enjoués (All This Worry).

La voix ronde de Richard Neuberg nous enveloppe de mélancolie ; Puis celle d'Emma Seal apparait, nous apportant alors un peu d'espoir et de légereté. Le violon et le banjo, tordus seraient ces traits plus épais dont je parlais un peu plus haut. La mandoline, elle, aérienne, nous élève au dessus des nuages.
A écouter dans la Vallée de la Mort, un jour de pluie.


Soul Light


All This Worry (Will Be Over Soon)


The Violet Hour

Leur nouvel album Righteous Path sortira cette année. En voici un premier extrait :


Ballad Of A Self-Made Man

Plein d'autres morceaux en écoute sur leurs DEUX MySpace(s).

lundi 22 janvier 2007

Le jour où l'on croit aux contes de fées


Retour à mes années 60 vénérées.
The Small Faces est un groupe de rock britannique et psychédélique -ou inversement. Cinq albums de 1966 à 1969, et en 1968 Ogdens' Nut Gone Flake, un album concept en deux parties, respectivement sur la face A et la face B du vinyl.
La première partie de facture assez classique (des morceaux qui se suivent, avec une seconde ou deux de blanc entre chacun d'entre eux) propose dejà des titres incroyables. Dès les premières secondes avec le titre Ogdens' Nut Gone Flake on entre dans un univers riche et foisonnant, aérien... et enfumé ! La pochette de l'album est d'ailleurs une boite de tabac métallique (quand on a la chance d'avoir cette édition). Lazy Sunday est un monument de chanson pop ! Mais l'ambiance change de morceau en morceau : en restant pop, on sent les influences blues ou simplement Rock 'n Roll.



The Small Faces - Ogdens' Nut Gone Flake

Et puis, soudainement, la voix d'un narrateur se fait entendre : le conte commence alors... On se croirait dans un livre-disque : on attend presque la petite cloche indiquant qu'il fait tourner la page.
Ce conte de fée est une histoire qui fait penser au Magicien D'Oz. Stan, observant un soir la lune, réalise qu'il en manque une moitié. Il part alors en quète d'un sage, Mad John, qui pourra répondre à ses questions et lui expliquer le sens de la vie ! Epoque oblige, Mad John vit dans une caverne au fin fond des bois et fume des joints ! Le périple de Stan (qui, lui aussi, visiblement a fumé...) s'effectuera sur le dos d'un insecte qui grossit au fur et à mesure.


The Small Faces - Happiness Stan

Ce parcours initiatique vers les "portes de la perception" se termine évidemment par un joyeux foutoir avec Happy Days Toy Town, où l'on apprend que la vie n'est qu'un bol de All-Bran !
Cette histoire me rappelle parfois aussi les Monty Python, par la voix du narrateur Stanley Unwin, par l'absurdité des situations et des dialogues, et enfin par cette ultime chanson qui me renvoie à Always Look On The Bright Side Of Life (La Vie de Brian).


The Small Faces - Happy Days Toy Town

Ogdens' Nut Gone Flake est un album à écouter encore et encore jusqu'à parfaite assimilation de l'accent et des néologismes de Stanley Unwin !

mercredi 13 décembre 2006

Des contrées lointaines


Voilà un évènement que j'attendais avec impatience. Orouni vient de sortir son premier album, A Matter Of Scale, et hier soir j'ai eu mon exemplaire. L'objet est beau. La pochette créee par Damien, représente une île perdue au milieu d'un océan, avec ses plages et ses montagnes, sa forêt, ces récifs et ses monstres. Et si l'on se recule, on aperçoit le visage d'Orouni se dessiner... Tout n'est qu'une question d'échelle.

Alors on met le disque dans la platine et on se lance dans le voyage sur l'île d'Orouni. D'emblée le périple s'annonce heureux et plein d'espoir pour l'avenir, avec Kiss The Flower. Mais le paysage ne tarde pas à s'assombrir, le voyage ne sera pas de tout repos. Et l'album donne constament cette sensation de reliefs, de variations, d'accidents, puis de plages de repos ou de moments joyeux. Le paysage évolue sous nos yeux (oreilles) : des chevaux galopent à nos cotés, puis des carillons nous annoncent l'arrivée à la civilisation. Enfin, Don't Be Attached, nous rappelle qu'il est temps de rentrer.

J'ai mis un peu de temps à trouver cet album homogène, peut-être parce que je connaissais déjà certains morceaux, qui pour moi ressortaient naturellement du lot. Et, petit à petit, je me suis familiarisée avec l'ensemble. Le style d'Orouni est bien là, avec sa guitare sèche quasiment omniprésente et sa voix fluette. Mais il ajoute aussi quelques instruments et quelques bruitages. Il s'essaye aussi à la guitare électrique avec The Girl Is In Love, pourtant un peu moins réussie -une impression de "flou" peut-être. Mais j'oublie bien vite ce petit bémol avec Bee Flat.
A Matter Of Scale s'écoute comme on lirait un journal de bord : Orouni nous conte son voyage intime, avec ses moments de rires, de nostalgie et de tristesse...


I Wanna Have Money


Bee Flat

Vous pouvez (vous devez !) vous procurer son album via Myspace où d'autres morceaux -dont le magnifique Snowfall With A Sock- sont en écoute. Vous pouvez aussi aller sur son site -sur lequel vous pourrez visiter son île.

EDIT : Son album est à présent, aussi en vente à Ground Zero, au 12 rue Crussol dans le 11è à Paris.

Il sera en concert le 11 janvier prochain au café le Rendez-Vous Des Amis dans le 18è à Paris, avec MiLK & Fruit Juice en première partie.

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Orouni a aussi un projet parallèle, The Limes, un groupe réunissant des artistes de Paris jusqu'aux Etats Unis : Toy Fight, Mina Tindle, Henry Sparrow et John Hale.

vendredi 6 octobre 2006

De la résiliance ?


Ah le lourd fardeau que d'être un fils de !
Devoir prouver sa légitimité bien plus que quiconque.
Etre encore plus sévèrement jugé parce que papa ou maman a laissé une trace indélébile.
Ne pas être (trop) encombré par l'Oeuvre qu'il ou elle a laissée.
Se faire un prénom...

Sean Lennon fait de la musique, comme papa.

Et il se débrouille sacrément bien ! Son dernier album Friendly Fire vient de sortir et il comporte quelques mélodies qui m'ont immédiatement enthousiamées. On oublie John et on pense plutôt à Elliott Smith ou Aimée Mann, et parfois presque à Paul (l'ex meilleur ami de papa). Ses textes mélancoliques parlent souvent d'amours décues mais on est bien loin de la bluette sans saveur.
Sean s'est fait un prénom.
Sean qui ?
Sean !


Sean Lennon - Would I Be The One


Sean Lennon - Dead Meat

D'autres morceaux en écoute sur son Myspace.

vendredi 15 septembre 2006

Du miel bleu


Au début de l'été, j'avais évoqué Pop Levi, ici ou là, vous parlant de son psychédelisme, de son air dandy et surtout du fait que je n'arrivais pas à définir sa musique !

Je me suis enfin procurée son EP Blue Honey, et je ne suis pas déçue ! Pop Levi n'est pas encore redescendu de son trip... Alors Pop, glam, rock il mélange le tout et en fait une mixture pleine d'étincelles !
Apparemment il n'a toujours pas de date de prévue en France, alors je patiente... mais il devient urgent qu'il arrive !


Pop Levi - (A Style Called) Crying Game

Aujourd''hui il a publié le clip de Blue Honey sur son Myspace, attention, ça éblouit parfois !

mardi 25 juillet 2006

De la fraîcheur

Jim Noir (prononcer Jim Noir !) m'était totalement inconnu jusqu'à ces derniers jours... Et puis la blogsophère aidant, j'ai pu écouter quelques morceaux...
Il m'a suffit d'entendre My Patch et Key Of C pour acheter son dernier album Tower Of Love.
Ce monsieur fait tout tout seul et ne se fait accompagner d'autres musiciens qu'en concerts...
Son album est un petit bijou pop, très influencé par les Beatles et les Beach Boys, ce disque désaltère ! En plus je trouve que ce musicien anglais porte très bien le chapeau melon ! pas vous ?

Voici le clip de My Patch (ne ratez pas le combat titanesque de la fin!)
Je vous propose aussi Computer Song, elle vois rafraichira un peu plus !

Oh et puis tiens, je vous ajoute How To Be So Real, pour le coté Beach Boys... Vous sentez les embruns ?


Ah oui j'oubliais ! Allez faire un petit tour sur son MySpace, vous y trouverez d'autres morceaux en écoute !
Je lui ai écrit pour savoir s'il comptait venir jouer en France un de ces jours... Je vous tiendrai au courant s'il me répond !

jeudi 22 juin 2006

Du soda au porc


Le trio de Primus est une des formations les plus étranges qu'il m'ait été donné de connaitre. Les Claypool (à la basse surexcitée et à la voix nasillarde), Larry Lalonde (à la guitare franchement glauque) et Tim Alexander (à la batterie virtuose) sont les trois allumés frappadingues de ce groupe. Ces californiens font une musique qui ne ressemble à rien... et c'est tant mieux !
Leur album Pork Soda sorti en 1993 est une bizarrerie jubilatoire ! Un véritable cauchemar dans lequel on se laisse glisser. Un paradoxe à lui tout seul !
Cet album évoque avec ironie et noirceur, la folie de l'esprit humain, l'aliénation, le meurtre... des choses somme toute si légères !
Mais avec cette ambiance malsaine, Primus nous livre un album brillant et de la musique inclassable !


My Name Is Mud


DMV

D'autres morceaux en écoute sur leur MySpace.

jeudi 15 juin 2006

De la divine musique


The Divine Comedy est un groupe nord irlandais formé en 1989, avec comme leader et seul maître à bord Neil Hannon, un tout petit bonhomme à la tête d'ange et à la voix ahurissante. Le paradoxe de ce physique est à l'image de sa musique : à la fois timide, subtile et mégalomane !
Sa culture et ses références musicales vont de Jacques Brel à Ben Folds en passant par Electric Light Orchestra, Burt Bacharach ou Kraftwerk !
Et ce 19 juin 2006, va sortir le tout dernier album de The Divine Comedy : Victory For The Comic Muse.
Reprenant le titre de leur tout premier album Fanfare For The Comic Muse, la boucle semble être bouclée.
Je les ai connu un peu par hasard, en 1998, m'étant laissée traîner à un concert par des amis totalement fans... La surprise n'en a été que plus grande : je suis restée ébahie devant cette joyeuse bande menée par un dandy !

Occasion de revenir sur leur discographie qui a fait de moi une éternelle admiratrice !


Fanfare For The Comic Muse (1990)
Je démarre fort ! Je n'ai pas cet album à la maison, et pour cause : le peu que j'en aie entendu ne m'a pas laissé de souvenir impérissable...


Liberation (1993)
Léger, joyeux, sans prétention mais avec déjà de l'ambition et de l'exigence : clavecins, techno-pour-rire, chansons à l'émotion plus palpable... Tout ça n'en fait pourtant pas un abum foutraque. Bien au contraire ! Une athmosphère homogène et pimpante s'en dégage.

Your Daddy's Car (version acoustique)


Promenade (1994)
Assurément un Ovni ! Ovni dans la musqiue pop en général et dans la discographie du groupe.
Visiblement très inspiré par Michael Nyman et la musique de chambre, Neil Hannon fait la part belle au piano, aux cordes raffinées (violons, violoncelles etc...) et devient un poète aux élans romantiques et épicuriens. Il dévoile un peu de ses influences (littéraires et cinématographiques). Plus encore, il dévoile sa quête du bonheur faite de petits riens comme de grandes choses. S'il ne devait n'en rester qu'un, ce serait celui là.

Tonight We Fly


Casanova (1996)
Le coté mégalo de Neil Hannon commence à montrer le bout de son nez. Prenant des pauses de séducteur à Venise pour les photos de son album, Neil se met à ajouter des cuivres et devient plus grave par moments. Sa voix de crooner s'impose. Sa pop symphonique est là.

Charge


A Short Album About Love (1997)
Dans la continuité de Casanova, cet album est à mon avis assez inégal. Certaines chansons sont des merveilles. Mais la surenchère du crooner est à la limite de l'écoeurement. A moins que tout simplement, à force de faire un album tellement différent du précédent, on s'attende à quelquechose d'autre après le satin de Casanova.

In Poursuit Of Happiness


Fin de Siècle (1998)
La pop symphonique de Divine Comedy arrive à son paroxysme. On est dans la mégalomanie la plus totale.
Mais le réel changement intervient au niveau de l'ambiance : le romantisme impertinent fait place à la désespérance, et la pop sucrée fait place à la gravité et l'emphase.

Sweden


Regeneration (2001)
Après l'album Fin de Siècle, surement un peu lourd à digérer, The Divine Comedy revient avec un certain besoin de sobriété. Arrive alors cet album... Virage? Ratage ? S'il ne s'agissait pas de The Divine Comedy, ce serait un album de pop intimiste bien sympathique... mais pour du Divine Comedy, c'est... "c'est un peu court jeune homme !"
A vouloir faire sobre, Neil Hannon en a perdu son essence : où est le mégalo et son autodérision ? Où sont ses coups de génie lyriques ? Là où Liberation restait simple et sans prétention, Regeneration se la joue branchouille intimiste.
Il en reste quelques jolies chansons tout de même !

Love What You Do


Absent Friends (2004)
Je retrouve The Divine Comedy avec un plaisir non dissimulé ! L'ampleur est là, les mélodies splendides ausi et Neil, son humour et son ironie sont de retour. Je ne sais pas si c'est sa nouvelle paternité qui l'a amené à parler autant du rapport parent-enfant (même si je me doute fortement). Toujours est-il que Neil hannon semble s'être posé, et assumer enfin totalement sa musique.
retour aux sources ou non, cet album, à l'instar de Liberation (décidément LA référence !) mêle les genres tout en créant une ambiance unique, associant brillament le velours au réglisse.

Our Mutual Friend


Victory For The Comic Muse (2006)
L'album sort lundi prochain. Alors évidemment je ne l'ai pas entendu, mais le premier morceau To Die A Virgin est réellement prometteur !
Du Divine Comedy comme je l'aime !

To Die A Virgin

A me relire, je me rends compte que c'est bien avec ceux qu'on aime le plus qu'on est le plus sévère !

Et pour les accros, le 19 octobre prochain, ils sont à L'Olympia !

lundi 12 juin 2006

Du courrier


Le facteur est passé ce matin !
En soi rien de si étonnant, mais ce matin monsieur le gentil facteur a apporté ma comande passée sur internet il y a de longues semaines : l'album How We Operate de Gomez (dont je vous avais déjà parlé ici) !

Ah je ne regrette pas cet investissement (ni cette attente) ! RIEN n'est à jeter dans cet album ! Des mélodies imparables, des rythmiques qui donnent des fourmis dans les pieds...

Je crois qu'avec Johnossi (dont je vous parlerai forcément un de ces jours), ce sont mes chouchous-que-j'ai-découvert-via-internet !

Je vous mets en ligne deux morceaux, histoire que vous aussi soyez contaminés par Gomez !



Gomez - See The World


Gomez - Tear Your Love Apart

Achetez le là.