Vu la grande qualité de certains morceaux que je vous mets en ligne, je me demande si je vais assumer longtemps de vous faire part des chansons matinales... Ma réputation risque d'en prendre un sérieux coup...
Mais j'ai décidé d'être rigoureuse alors je m'y tiens.
Ce matin, comme à mon habitude, je me suis réveillée avec quelques notes de musique à l'esprit. Mais Ô stupeur ! Impossible de raccrocher ces quelques notes à un air connu. Il y aurait plusieurs solutions :
- Soit c'est un air créé de toutes pièces par ma cervelle embrumée (mais qui ne remettra pas en question ma carrière de standardiste pour autant ; Ces quelques "la la la" de valant pas, à priori de se lancer dans la chanson).
- Soit c'est effectivement un morceau génialissime et honteusement oublié par mégarde.
- Soit, enfin, il s'agirait d'une musique entendue, par hasard, au détour du rayon lessive de mon supermarché préféré, ou encore d'un fond sonore de publicité pour du fromage de chèvre "encore plus crémeux".
Quoi qu'il en soit, me voilà bien marrie !
Et quel morceau illustrerait mieux cet état (d'âme Eric) que cet extrait de la bande originale d'un Elephant Ca trompe Enormément ?
Cela faisait un certain temps que je n'avais pas écouté ce disque. Pourtant, je me suis réveillée avec une de ses chansons dans la tête. J'ai mis un certain temps à me remémorer de qui était ce morceau si enjoué...
Bon, je dois l'admettre, ce blog est laissé lamentablement à l'abandon...
La raison ?
Je crois que j'ai perdu mon mojo...
Pourtant l'envie d'écrire et d'écouter (surtout) est toujours là. Alors histoire de réapprivoiser le mojo fuyant, je vais pour une période indéterminée vous faire part des morceaux avec lesquels je me réveille chaque matin... à mes (vos) risques et périls. Car je ne me lève pas tous les matins avec un chef d'œuvre dans la tête !
Pour démarrer, un petit morceau en guise d'incantation au Mojo.
Je n'ai malheureusement pas trouvé les paroles de cette chanson... Il s'appelle Lian Ray, il joue Always Up To Something, et il y a plein de belles choses à écouter par là.
Cela vous est-il déjà arrivé d'écouter un album pour la première fois, d'une oreille distraite, comme une mise en bouche, avant de le savourer pleinement, une fois que votre palais y sera un peu habitué ?
C'est en général toujours de cette manière que j'appréhende un nouvel album... je ne le dévore pas avec gourmandise, mais je goûte chaque morceau pour garder de l'appêtit.
Je n'ai pas dérogé à la règle quand j'ai écouté l'album de Benjamin Fincher, Ellis Island. Je l'ai posé dans ma platine, j'ai appuyé sur play, et suis partie allumer le four, mettre la table, ranger le séjour, étaler une lessive, enfourner un poulet, éplucher quelques pommes de terre... bref, des trucs de ménagère de moins de cinquante ans. Mais je m'éparpille là. Revenons au vif du sujet, Ellis Island.
Les effluves du disque imprégnaient tranquillement mon appartement de pop folk teintée parfois de blues ou de rock (Why we were wrong), de mélodies enfantines, printanières et légères (The winter song), ou ciselée telle de la dentelle (Calico Sky ou Jane B.). Benjamin Fincher s'est électrisé, branchant sa guitare sur un empli, ajoutant quelques sons électro, sans pour autant perdre son identité...
J'étais donc dans cette ambiance douce, affairée à mes occupations mécaniques ménagères, quand soudain, sans crier gare, un morceau m'a arrêtée net dans mon action. Escape Lane m'est apparu, comme une cerise sur le gâteau. Tout à coup, à l'avant dernière piste, je me suis révélée gourmande, la parcimonie n'était plus de mise, je prenais alors le risque de n'avoir plus faim, il a fallu que je l'écoute encore, et encore... Ce fut un plaisir indescriptible de se laisser surprendre et émouvoir par ce morceau, petite pépite au milieu d'un album déjà délicieux.
Aujourd'hui cela fait quelques mois que j'ai Ellis Island en ma possession (et je n'en ai pas parlé avant, bouh, c'est mal je culpabilise !) et l'album entier reste toujours marqué par ce morceau qui m'a happée ce jour là. Comme un point d'orgue, j'écoute l'album, et mon bonheur grandit, en sachant qu'à chaque morceau je me rapproche un peu plus de Escape Lane.
Escape Lane
D'autres morceau en écoute sur leur Myspace. Benjamin Fincher sera en concert le 16 février prochain à Paris, à l'appart d'Holmi (très bientôt vous en saurez plus sur le site pour savoir comment vous y rendre). Ils seront aussi en concert à Lyon au Citron, le 23 février, avec Orouni et Yosemite.
Je l'ai appris ce matin au réveil. Autant vous dire que cela m'a mis de très mauvaise humeur. On ne pouvait pas s'y attendre. Il était jeune, il était beau, il sentait bon le sable chaud (ça y est je m'égare encore), et sa carrière d'acteur était plus que prometteuse. La midinette que je suis vous en avait déjà parlé ici. Et je risque de ne plus vous en parler de sitôt. Heath Ledger est mort.
A l'heure où tout le monde a fait son bilan de l'année musicale, où l'on a vu fleurir les " tops 10-20-30...50" de 2007, j'ai décidé, avec un peu de retard, de me retourner sur l'année écoulée, et sur les albums que j'ai écoutés.
L'idée de faire un top me paraissant toujours aussi vaine, étant incapable de me résoudre à comparer ce qui ne peut l'être (vous compareriez, vous, Elvis Perkins à Of Montreal par exemple ?), je vais tout de même créer pour l'occasion les Kaleidoscope Awards, qui vont récompenser l'album que j'ai sûrement le plus écouté cette année. Un album rock, pop, hétérogène, riche et rebondissant, j'ai nommé : Ga Ga Ga Ga Ga de Spoon. Contre toute attente, moi qui suis habituellement branchée folk douce ou pop fleurie, c'est Spoon qui m'a pourtant le plus enthousiasmée cette année. Voici donc mon palmarès de Ga Ga Ga Ga Ga pour 2007.
- Prix du meilleur morceau qui ne démarre jamais :
The Ghost Of You Lingers
- Prix du meilleur morceau branchouille / indie way of life :
The Underdog (Vous ne lui trouvez pas des airs de I'm From Barcelona voire -oserais-je?- de Sufjan Stevens ?...)
- Prix du meilleur contre-temps au mileu d'un morceau :
You Got Yr. Cherry Bomb (Ecoutez bien, c'est à 2.30, merveilleux, non ?)
- Prix du meilleur morceau à écouter sur l'autoroute, la nuit, quand tout le monde dort dans la voiture :
Finer Feeling (Avec ses bruitages dans tous les sens, sur fond de fête à Neuneu "A fond la caisse, maximuuum", son break bowiesque...)
- Prix du meilleur morceau qu'Oasis aurait pu composer :
Black Like Me (... et par extension, que les Beatles auraient du composer !)
- Prix du meilleur morceau ne faisant pas partie de Ga Ga Ga Ga Ga :
Lines In Suit (Gilrs Can Tell)
C'est donc en toute mauvaise foi que je démarre l'année 2008 (que je vous souhaite radieuse au passage) Et je ne compte pas m'arrêter là, je suis rock n' roll moi, hyper provoc même... Hum, bon, les fêtes ont été dures pour moi aussi, je vais prendre un petit Fernet-Branca et me coucher.
... Ou comment encore assumer un autre guilty pleasure.
I can dim the lights and sing you songs full of sad things We can do the tango just for two I can serenade and gently play on your heart strings Be your valentino just for you
Ooh love - ooh loverboy What're you doin' tonight, hey boy Set my alarm, turn on my charm That's because I'm a good old-fashioned lover boy
Ooh let me feel your heartbeat (Grow faster, faster) Ooh ooh can you feel my love heat Come on and sit on my hot-seat of love And tell me how do you feel right after-all I'd like for you and I to go romancing Say the word - your wish is my command
Ooh love - ooh loverboy What're you doin' tonight, hey boy Write my letter Feel much better And use my fancy patter on the telephone
When I'm not with you I think of you always (I miss those long hot summer nights) I miss you When I'm not with you Think of me always Love you - love you
Hey boy where do you get it from Hey boy where did you go ? I learned my passion in the good old Fashioned school of loverboys
Dining at the Ritz we'll meet at nine precisely One two three four five six seven eight nine o' clock I will pay the bill, you taste the wine Driving back in style, in my saloon will do quite nicely Just take me back to yours that will be fine (Come on and get it)
Ooh love, (There he goes again just like a good old-fashioned lover boy) Ooh loverboy What're you doin' tonight, hey boy Everything's all right Just hold on tight That's because I'm a good old-fashioned fashioned lover boy
Ce matin, comme tous les matins, j'ai consulté les statistiques de mon blog. Le nombre de visiteurs : 158 hier, ooh, ça faisiat longtemps que je n'en avais pas eu autant en une seule journée ! On sent que les affaires reprennent... Et puis, en consultant l'onglet "mots clés" (les mots que les gens tapent dans gougle et qui ont mené jusqu'à mon blog) je découvre "Rodrigo y Gabriela, Trabendo, critique". Je comptais bien faire un compte rendu du concert d'hier soir, mais là, autant d'impatience flatte mon ego de geek...
Bref, venons-en au vif du sujet : Rodrigo Y Gabriela étaient, vous l'avez compris au Trabendo hier. Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant de l'amour immodéré que je porte à ces deux musiciens, dont je vous ai déjà parlé ici (oui, d'accord, ça commence à faire un bail), il s'agit de deux mexicains issus d'un groupe de trash metal qui ont décidé de débrancher leurs guitares, de jeter leur batteur par dessus une falaise (m'a-t-on expliqué hier soir) pour composer des morceaux flamenco (même s'ils s'en défendent, il est difficile d'utiliser un autre terme), sans perdre de vue leurs influences initiales.
Hier soir, ils ont décoiffé le Trabendo. Ils étaient déchaînés, et nous avec. Des rythmiques folles, des mélodies inchantables mais prégnantes, voilà ce qui pourrait définir leur concert. Mais ce serait loin d'être suffisant pour exprimer ce qu'il s'est passé hier. La complicité entre Rodrigo et Gabriela est indéniable, la joie qu'ils ont d'être là aussi. Il nous transmettent ce bonheur là, le public danse, les têtes se secouent et après chaque morceau on applaudit à tout rompre. Quand Rodrigo et Gabriela jouent les morceaux de leur album, il les arrangent d'une manière totalement nouvelle, semblent même improviser, cherchant à se surprendre ou se défier l'un l'autre. Ils reprennent quelques riffs de Metallica, ou font chanter le public sur Wish You Were Here des Pink Floyd. Alors que Rodrigo enchaîne les solos d'une précision époustouflante, Gabriela, elle semble totalement habitée lorqu'elle joue et frappe sa guitare pour marquer le rythme. L'ambiance rock est bien là dans la salle. Mais par moments il a aussi soufflé des airs de jazz manouche ou de bossa nova sur scène. Rodrigo et Gabriela nous parlent en anglais et en espagnol : ils nous promettent qu'ils reviendront, avec un nouvel album l'année prochaine. Bien évidemment je suis déjà impatiente ! Finalement, ce n'était pas un concert de flamenco, de jazz ou de bossa auquel j'ai assisté hier, mais bien un concert de rock. Yeah !
Diablo Rojo
Tamacun
Des videos lives à voir ici. Plein de morceaux à écouter sur leur myspace.
La nouvelle est tombée sur ma page myspace à 12h10 : I Am Kloot reporte à l'année prochaine toutes ses dates de concert en Europe. Le concert au Nouveau Casino, prévu le 10 décembre prochain n'aura donc pas lieu...
Ma déception ainsi que mon impatience sont immenses. Je me faisais une telle joie de voir en concert ce groupe découvert (en ce qui me concerne) il y a à peine quelques mois. Les deux albums en ma possession Gods & Monsters et Natural History tournent en boucle sur ma platine. Leur pop rock riche, émouvant, sans cesse renouvelé, piochant dans tous les styles, aux mélodies simples, évidentes, a su me toucher, ou me dynamiser, me rendre joyeuse ou mélancolique...
J'espérais toutes ces émotions là et d'autres inconnues encore le 10 décembre. Malheureusement, comme ils l'expliquent sur leur myspace blog, John ne peut plus chanter, ses cordes vocales étant endommagées.
Alors en attendant qu'il sortent de leur silence forcé, je ne peux que souhaiter un prompt rétablissement à John, et je guetterai les nouvelles dates qu'ils proposeront. Pour le moment je n'ai pas trouvé d'information concernant les billets que j'ai pris, seront-il encore valables pour le prochain concert ou seront nous purement et simplement remboursés ? Je vous tiendrai au courant dès que j'en saurai plus.
Pour l'heure, je vais ressortir les grands mouchoirs de mémé...
I Am Kloot - Big Tears
Et quoi de mieux qu'un (presque) blues pour pleurer (pour de vrai)...
I Am Kloot - Sand And Glue
Vous pouvez aussi écouter de nouveaux morceaux sur leur page myspace.
Voilà des semaines que je laisse ce blog à l'abandon... Un petit bonheur par ci, par là, c'est tout de même assez léger. Et puis, vous me manquiez. Durant ces dernières semaines qui ont filé vitesse grand V, j'aurais voulu vous parler, dans le désordre :
- de Frank Sinatra et de ses chansons de crooner un peu dégoulinantes que j'aime tant.
- des deux nouveaux morceaux d'Orouni qui a décidé de vraiment s'installer du coté pop de la force, en compagnie de la radieuse Mlie.
Orouni (feat Mlie) - Panic At The Beehive
- du concert de Shannon Wright au Nouveau Casino, qui fut un coup de poing.
Shannon Wright - Defy This Love
- de ma toute première virée à Londres qui a pris des airs de pélerinage, entre Abbey Road, Battersea Power Station, et un Ave Maria à Covent Garden ; de la conduite à gauche ; des pintes de bière qui saoûlent autant qu'en France, mais désinhibent bien plus pour parler anglais ; de la beauté de Hyde Park en automne ; du café anglais qui n'en est pas ; des oeufs / bacon au petit déjeuner que j'ai trouvés délicieux ; des londoniens qui semblent nettement moins stressés que les parisiens ; d'un adorable vendeur de cannes (anglaises !) qui parle des cuites qu'il s'est prises il y a trente ans à Paris....
- du nouveau morceau de The Limes, Left Hand Cycles, à aller écouter ici.
- de l'album "évènement" de Radiohead, In Rainbows, que j'aime beaucoup, mais que je ne peux m'empècher de trouver anecdotique (je ne vais pas me faire que des amis là, je crois...).
- d'un morceau de Grizzly Bear dont je suis totalement tombée amoureuse, avec ses airs un peu floydiens,
Grizzly Bear - On a Neck, On A Spit
et par extension : - de l'influence de Pink Floyd sur le reste du monde -tout un programme !
- du concert de June Madrona, qui fut une très belle découverte. Décidément j'adore découvrir les artistes en live...
June Madrona - The Rifle
- de ma récente découverte de Akron/Family qui n'est pas un groupe aussi barge qu'il en a l'air (quoique)...
Akron/Family - Ed Is A Portal
- Et évidemment j'aurais du vous parler du film History Of Violence que le bon Mariaque m'a envoyé il y a de longs mois déjà. J'en profite pour vous prévenir que ses activités ludiques ont repris depuis une semaine sur Eight Dayz A Game et que le niveau est monté d'un cran (à moins que ce soit moi qui ne sois plus autant sur le qui-vive...).
Pendant tout ce temps où je n'étais pas là, je vous ai peu lus, je dois bien l'admettre, et mes recherches effrenées de nouveaux groupes injustement méconnus sont restées en suspens. Oui, il y a eu du laisser-aller... ne m'en veuillez pas trop si la vraie vie a été un peu plus passionnante que ce qui se passait derrière mon écran... Et parce que je suis drôlement gonflée, je vais même aller jusqu'à vous demander : qu'ai-je raté d'extraordinaire ces dernières semaines et qu'il serait impardonnable que je n'écoute pas ?
Parce que j'ai bien l'intention de vous écrire de nouveaux (vrais) posts. Parce que j'en vois dans le fond qui commencent à râler. Et en guise d'apéro, un petit interlude...
Take a Walk on the Wild Side *
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J'ai découvert Iwan Rheon en regardant une série télé.Sa musique
n'illustrait pas la série, il y était acteur. La (géniale) série s'appelle
Misfits, et il ...