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vendredi 30 mars 2007

Le jour où il fallait quand-même que je trouve un peu de temps


Vendredi, 11h39, chez moi

Je suis épuisée. Il pleut. Je n'ai plus d'eau chaude. Et j'ai froid aux pieds.
Pourtant, je ne peux m'empêcher de sourire béatement depuis que je me suis réveillée.
La raison ?
Andrew Bird.
Il était hier à la Maroquinerie.
Ce fut une expérience quasi mystique... Quand Andrew Bird, l'angélique, est entré sur scène et a commencé à jouer les premières notes de A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left, toute la salle fut irradiée : on frissonne, on a chaud, on décolle. Il s'arrête un instant pour enlever ses chaussures et le morceau prend alors son envol. Il pose son violon, attrape sa guitare et secoue sa tête... sur la gauche.
Andrew Bird nous transmet une énergie folle...


Vendredi, 13h32, Place Ste Opportune

Durant son set il alterne les morceaux de son dernier album Armchair Apocrypha et de son précédent album Mysterious Production Of Eggs (entre autres...). On sent d'ailleurs la différence entre ces deux albums. La guitare est nettement plus présente dans ses morceaux récents, et on ne peut s'empêcher de penser aux Buckley (père et fils) quand il donne de la voix. Mais ce qui le différencie nettement d'eux, c'est cette joie qui l'anime, ses yeux fermés pour mieux se concentrer (ce qui le déconnecte au point de ne plus avoir où est son micro parfois).
Andrew Bird est dans un état de grâce.
Et je suis envoûtée...
Le crin de son archet s'envole, son violon usé et rapé semble avoir vécu déjà une vie entière. Et Andrew Bird se raconte un peu, essayant de voiler une timidité que l'on sent pourtant bien présente.


Vendredi, 17h02, Boulevard Voltaire

La pluie se remet à tomber et j'ai encore froid. Mais je souris toujours.
Le souvenir de ce concert commence déjà à s'évaporer. J'ai la mémoire courte (surtout quand je suis fatiguée comme aujourd'hui).
Je me souviens de cette lumière l'éclairant à contre-jour, renforçant son aura...
Je me souviens aussi de ses rares couacs qui me rappellent qu'il n'est qu'un être humain après tout.
Je me souviens d'avoir été, pendant presque deux heures dans une bulle lumineuse.

Andrew Bird est reparti, ses chaussures à la main...


Vendredi, 21h37, de retour au bercail.

Je comptais me coucher tôt ce soir.
Mais je continue de sourire, et je siffle.


Andrew Bird - Fiery Crash

Et voilà ce que cela pouvait donner, hier :

Andrew Bird - Why ? - La Maroquinerie - 29 mars 2007

Au passage j'en profite pour vous avertir que lundi prochain, à 21h, Paul Is Dead sera de retour...

vendredi 23 mars 2007

Le jour où l'on prend le train


Je ne pensais pas que mon facteur serait mélomane... Ce rondouillard bourru, grossier et partisan du moindre effort, amateur de musique ?
Et pourtant...
Il y a quelques semaines, j'ai contacté David Fakenahm pour qu'il me fasse parvenir son album Back From Wherever. Quelques échanges de mails plus tard, le CD était envoyé par la poste...
Mais il n'est jamais arrivé.
J'en ai déduit que, forcément, seul mon facteur avait pu le garder pour lui (se disant que ça lui éviterait de faire un tour chez le disquaire...).
Heureusement, nous avons trouvé une autre solution, et j'ai fini par avoir l'album entre les mains. Ouf !

Depuis quelques jours, donc, Back From Wherever tourne sur ma platine.
Jusqu'à lors, je ne connaissais que les trois titres postés sur sa page Myspace. Et à, l'écoute de l'album entier, je n'ai pas été déçue du voyage ; Des mélodies pop teintées de lointaine mélancolie folk. Avec Back From Wherever on avance, en jetant un oeil en arrière, sans regrets, sans complaisance, mais sans amertume. Une sorte de sérénité se dégage alors de cet album.
La voix ronde, chaleureuse et imposante de David Fakenahm nous enlace, tandis que que les guitares claires et les claviers nous donnent de la légèreté.
Certains de ses titres me font parfois penser à Fleetwood Mac, mais je soupçonnne ses influences bien plus variées (et c'est mon inculture qui m'enpêche de vous donner d'autres références) !
Back From Wherever est sorti il y a presque un an déjà, et depuis j'ai cru comprendre qu'il continue assidûment d'enregistrer de nouveaux morceaux.

J'espère au moins que mon facteur, aura aimé cet album autant que moi...


David Fakenahm - Elevator


David Fakenahm - Handsome

mercredi 21 mars 2007

Petit bonheur du jour #2


C'est le printemps !


Midlake - We Gathered In Spring


The High Llamas - The Old Spring Town

Et une petite reprise, pour contredire ce que je vois par ma fenêtre :


Koenig Sisters - Sunny Afternoon

Et pour les amateurs de papier peint printanier...

The Michelles - Springtime

samedi 17 mars 2007

Le jour des enfantillages


Gabriel Rios est un mélange explosif.

Des influences venant d'Amérique du Sud, en passant par la pop et l'electro, Gabriel Rios est un touche à tout qui, en plus, se paie le luxe de la nonchalance...
Une petite voix presque adolescente, des airs légers, mais des mélodies qui accrochent l'oreille dès la première écoute, voilà ce qui pourrait ressembler à une tentative de description de sa musique.

Son dernier album Ghostboy date de 2004. Il y alterne les chansons en anglais et en espagnol. Puis en 2005, il sort un album live, simplement nommé En Vivo, pour lequel j'ai d'ailleurs une nette préférence, peut-être parce que plus dépouillé que son album studio.
A l'heure où je vous écris, son prochain album Angelhead sortira dans 26 jours 50 minutes et 3 secondes. Dans le premier extrait Grabriel Rios s'est apparemment attardé sur l'experimentation, et cela lui réussi !

Ecoutez :


Broad Daylight - Ghostboy

Et sa version live


Broad Daylight - En Vivo

Gabriel Rios est aussi un grand enfant à en croire les morceaux qu'il aime reprendre :


I Wanna Be Like You
(reprise du Livre De La Jungle)

Et par là, vous pourrez assister à une réjouissante reprise de la chanson What's This, de L'Etrange Noël de Mr Jack.

Enfin, pour patienter les 26 prochains jours, voici le clip de Anglehead.


Et la dernière bonne nouvelle, c'est qu'il sera en concert le 21 mai prochain au Café de la Danse.

D'autres morceaux en écoute sur sa page Myspace.

samedi 10 mars 2007

Petit bonheur du jour


This is the first day of my life
I swear I was born right in the doorway
I went out in the rain suddenly everything changed
They're spreading blankets on the beach

Yours is the first face that I saw
I think I was blind before I met you
Now I don’t know where I am
I don’t know where I’ve been
But I know where I want to go

And so I thought I’d let you know
That these things take forever
I especially am slow
But I realize that I need you
And I wondered if I could come home

Remember the time you drove all night
Just to meet me in the morning
And I thought it was strange you said everything changed
You felt as if you'd just woke up
And you said “this is the first day of my life
I’m glad I didn’t die before I met you
But now I don’t care I could go anywhere with you
And I’d probably be happy”

So if you want to be with me
With these things there’s no telling
We just have to wait and see
But I’d rather be working for a paycheck
Than waiting to win the lottery
Besides maybe this time is different
I mean I really think you like me

Bright Eyes - The First Day Of My Life

Non, non, je ne suis pas là, je suis déjà repartie !

mercredi 7 mars 2007

Le jour où le temps va manquer

Au gré de mes navigations blogosphériques je suis tombée sur cette vidéo, le clip de Throw It On A Fire de Bell Orchestre.
Une petite douceur...

... pour vous prévenir que je risque d'espacer mes posts dans les semaines voire les mois à venir.

La vie réelle me rattrape et le temps risque de me manquer. Je reste néanmoins dans les parages pour vous donner de temps en temps des nouvelles de mes musiciens favoris !


Ah oui, passez faire un tour sur le Myspace de Bell Orchestre !

lundi 5 mars 2007

Le jour où les portes de la perception sont restées closes


Ce soir vous étiez en forme dites donc!
En six minutes vous avez trouvé les quatre premiers titres.
IndieBoy a ouvert le bal avec Sexy Boy (dépassant Erwan d'à peine quelques secondes), et immédiatement You're The One That I Want lui est revenu aux oreilles.
Leibniz, quant à lui, a décidé de prendre la sélection à l'envers... Malin ! Il a ainsi découvert Something For The Weekend (je n'en attendais pas moins de lui) et So Long Marianne...
Mais là, vous avez coincé, sur le dernier extrait... C'est vrai qu'à y réfléchir, la voix rappelle un peu The Divine Comedy... Et puis le passage que j'ai choisi n'était peut-être pas le plus reconnaissable (quoique... passé à l'endroit...).
The Civil Servant a vite compris avec mon indice qu'il s'agissait des Doors... Alors vous avez proposé pas mal de titres (toute la discographie y est passée)... mais pas les bons... Et Leibniz a eu l'illumination (et Allmusic) et a fini par reconnaitre l'immense Touch Me.
Vous avez démarré sur les chapeaux de roue, mais la fin a été plus laborieuse.
En tout cas bravo à tous, moi je n'en aurais pas trouvé un seul... héhé !


1 - Air - Sexy Boy


2 - Grease - You're The One That I Want


3 - Leonard Cohen - So Long Marianne


4 - The Divine Comedy - Something For The Weekend


5 - The Doors - Touch Me

Donc récapitulatif des scores :

Leibniz : 3

IndieBoy-Traqueur : 2

Merci à tous et mention spéciale au Civil Servant qui a su décripter mon indice un peu bancal.

Paul Is Dead #3


Ce soir un nouvel épisode à tendance plutôt midinette...

Cinq extraits, à vous de retrouver les titres et les artistes.

1


2


3


4


5



dimanche 4 mars 2007

Le jour des substances illicites


Le premier album de Pop Levi est enfin sorti. Il faut dire que je l'attendais de pied ferme. Car j'avais été plutôt décue de son EP Blue Honey, trop riche, trop lourd et finalement trop linéraire.

Sur les conseils de Michelsardou, je me suis donc repenchée sur le cas Pop Levi et son Return To Form Black Magic Party.

Sa voix nasillarde est toujours là, ses arrangements outranciers et psychédéliques aussi.
Mais Pop Levi l'androgyne a aussi su se poser, reprendre son souffle. Skip Ghetto en est un exemple idéal : une jolie balade avant de retourner vers l'hyperactivité qui le caractérise.
Tout au long de l'album nous sommes en plein trip sous LSD... je n'ai pas vu d'éléphants roses, mais il me semble avoir aperçu une bande de lapins bleus passer dans ma cour... enfin, je peux me tromper !

Hum revenons à des considérations un peu plus terre à terre.
Pop Levi expérimente, bidouille s'amuse et nous amuse avec ses morceaux accrocheurs et ses mélodies très Lennonesques (en particulier sur From The Day The You Were Born).


Dollar Bill Rock


Skip Ghetto


Hades Lady

Trouvée sur son Myspace, une video où il passe un extrait de Skip Ghetto à l'envers... Il n'y a décidément pas de hasard !

jeudi 1 mars 2007

Le jour des contemplations

Parce qu'entre une pub pour un baril de lessive et une autre pour des frites à cuire au four, on peut tomber sur ça :



Voici le morceau en entier :


Rossini - La Pie Voleuse - Ouverture

Dans un tout autre genre, vous pouvez aller voir celle-ci aussi, qui me fait hurler de rire à chaque diffusion !

Et parce qu'aujourd'hui j'ai l'âme ludique, sachez que lundi prochain à 21h, Paul Is Dead sera de retour !... Tremblez !!!

mercredi 28 février 2007

Le jour où il me pousse des ailes


J'ai fait la connaissance d'Andrew Bird il y a à peine quelques mois, grâce au blog I Guess I'm Floating qui proposait d'écouter sa Black Session de Bernard Lenoir.
J'ai découvert alors une musique dépouillée, classieuse et sophistiquée, inclassable, tant dans un style que dans une époque... Un ovni.
Aujourd'hui je reconnais Andrew Bird dès la première note de violon jouée en pizzicato ou au premier sifflotement !
Dans cette black session, Andrew Bird semble constament sur le fil du rasoir. Il parle autant qu'il chante ses morceaux, il les joue (comme un acteur), il les vit. Il nous bouleverse autant qu'il parait l'être.

En général pourtant, je n'aime pas tellement les albums live, à cause d'une sensation d'imperfection et surtout une frustration d'avoir le son sans l'image.
Mais là -est-ce parce que c'est par cette ce concert que je l'ai connu?-, j'ai été envoutée par son chant haut perché et ses nappes de violon cotonneuses.

Andrew Bird sortira son prochain album Armchair Apocrypha en mars prochain.
Ayant pu écouter quelques morceaux, je reconnais bien Andrew Bird... Mais il fait cette fois la part belle aux mélodies pop, et aux riffs plus rock, tout en préservant son lyrisme et sa délicatesse.
Il sera en concert à Paris à La Maroquinerie le 29 mars prochain. Je crains que ça ne soit déjà complet, mais je vous raconterai !

Deux extraits de la black session datant de 2005 :


Why ?


A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left


Deux extraits de Armchair Apocrypha :


Scythian Empire


Dark Matter

D'autres morceaux en écoute sur sa page Myspace.

dimanche 25 février 2007

Le jour où je suis partie en Angleterre

La midinette qui sommeille en moi n'avait pas refait surface depuis un petit moment. J'allais vous parler du discours consternant de Jude Law à la cérémonie des César (oui, quand on reçoit un César d'honneur à 35 ans, la moindre des choses est d'avoir un peu d'humilité et d'imagination... tu m'as déçu, Jude, sache le !)...

Et puis non... tout est dit.

Alors aujourd'hui, c'est sur une bande d'anglais chevelus que je porte mon dévolu. Quatre garçons dans le vent qui s'éclatent avec leur pop énervée et pleine d'humour, j'ai nommé Mohair.

Ces quatre là semblent jouer totalement avec les clichés british, et c'en est totalement jubilatoire !
J'ai d'ailleurs du mal à vous écrire un post digne de ce nom, parce que je m'interromps toutes les trentes secondes pour me lancer dans un jeu de air-batterie endiablé !
Alors quoi qu'en disent certains, un peu de complaisance ne nuit pas de temps en temps. Je m'arrête donc là et vous laisse en compagnie de Tom, Pete, Alex et Tim.

Regardez ce clip de End Of The Line : un plan séquence totalement virtuose pour un morceau parfait !



Et puis deux autres morceaux :


Mohair - Talk Of The Town


Mohair - Stranded (In The Middle Of Nowhere)

Et si vous aimez les mélanges des genres allez jeter un oeil à cette vidéo : lors du festival South By SouthWest 2006, Mohair est invité sur scène par le groupe Nickel Creek (encore un groupe de bluegrass) pour une reprise de Taxman des Beatles. Le son et l'image ne sont pas des plus parfaits, mais qu'importe, cela vaut bien un petit détour, n'est-il pas ?

Leur Myspace

samedi 24 février 2007

Le jour des croches


Parmi les groupes de bluegrass que je connais, Crooked Still est peut-être celui qui sonne le plus "rock". Enfin, c'est une façon de parler (j'entends déjà certains puristes hurler derrière leur écran). Mais il y a quelque chose de réellement différent dans ce groupe : la présence du violoncelle aux tonalités plus basses que le violon (c'est révolutionaire ce que je dis parfois!), ce qui appuierait peut-être la rythmique et donnerait de la profondeur aux mélodies. La voix d'Aoife O'Donovan (c'est une femme!) est bien loin d'être nasillarde contrairement à ce que je peux parfois entendre dans ce style de musique.

Shaken By A Low Sound est leur second album. Il est sorti l'été dernier et oscille entre morceaux assez traditionnels, d'autres assez rock (donc), et balades émouvantes. Cet album se laisse découvrir sur la longueur. Il y a un certain temps d'acclimatation, mais une fois que l'on a trouvé ses repères, on se délecte de ce violoncelle échevelé, du banjo sautillant et de cette voix claire et limpide.


Crooked Still - Ain't No Grave


Crooked Still - Ecstasy

D'autres morceaux en écoute sur leur page Myspace

vendredi 23 février 2007

Le jour où j'ai dérapé


Aujourd'hui il pleuvait.
Ceci n'est pas très intéressant, j'en conviens. Je ne fais que planter le décor.
Aujourd'hui, j'ai bravé la pluie pour aller faire du shopping. Le truc de filles que je déteste faire... mais là, je me suis laissée entraîner.
Je ne sais pas ce qu'ils ont à Montparnasse, mais les trottoirs sont vraiment intéressants. Si, si, je vous assure. On ne fait jamais assez attention aux trottoirs de nos jours. Ils sont beaux, bien brillants, parfaitement lisses, d'un gris anthracithe très subtil... du beau bitume !
Mais ils sont tellement immaculés qu'ils en deviennent des dangers publics pour les gens comme moi qui ont tendance à regarder en l'air plutôt que leurs pieds.

Ziiiip...

J'ai glissé... lentement, mais inexorablement.

J'ai vu le sol arriver en un long travelling avant.

Je me suis retrouvée étalée de tout mon long sur ce trottoir, qui soudainement ne m'a plus paru aussi immaculé. J'étais là, les bras en croix, à plat ventre par terre, à essayer de savoir ce que je faisais là, quand un chevalier servant a accouru pour ramasser les affaires que j'avais jetées dans ma chute et s'enquerrir de ma santé (rien que pour ça, cela vaut la peine de s'étaler lamentablement de temps en temps) !
Je me suis enfin relevée... et là, enfer et damnation : j'étais dégoulinante et pleine d'une matière brunâtre que je ne chercherai pas à identifier. Un ravissement général !

Je savais bien que je n'aimais pas le shopping !


The Decemberists - Ouch I Rankled My Ankle


Peter & The Wolf - The Fall


Sparrow House - Last Fall

Et demain, je vous raconterai comment éviter de se casser le col du fémur en allant jouer au rami.

jeudi 22 février 2007

Le jour où je suis bien plus rock n' roll que je le croyais

Vous savez quoi ?
D'après un test un peu crétin je serais une "freedom rocker"... Les cheveux longs, la chemise ouverte, je crierais sûrement très fort dans le micro, les groupies s'évanouiraient sur mon passage, je serais accro à la cocaïne, et puis je serais sûrement imbuvable avec les autres membres de mon groupe (dur dur d'avoir la grosse tête)...
J'ai peut-être bien fait de n'être que bloggeuse !

Ceci est totalement inutile, mais le résultat m'a fait pultôt rire...

You Are a Freedom Rocker!

You're stuck in the 70s - for better or worse
Crazy hair, pot soaked clothes, and tons of groupies
Your kind showed the world how to rock
Is that freedom rock?... Well turn it up man!


Et vous alors quel genre de rocker êtes-vous ?


The Kinks - You Really Got Me


Et pour correspondre à mon "style" à moi :

Van Halen - You Really Got Me

lundi 19 février 2007

Le jour où Ségo me fait de l'ombre


Ce soir il y avait Ségo à la télé.
Je n'avais pas tilté... Ca m'apprendra à me désintéresser de la politique. Enfin bref, ce soir ce fut vraiment laborieux, mais la victoire n'en fut que plus belle ! Une heure et demie pour trouver les cinq morceaux.

IndieBoy-Traqueur a démarré très fort en reconnaissant Abba. Après il faut assumer...
Mais il a donné quelques indices à Kadi qui au bout d'une heure, ayant rameuté tout Toulouse a commencé son ascension fulgurante, en trouvant tour à tour Sufjan Stevens, ZZ Top, Les Stones, et enfin (mais ce fut difficile) Queens Of The Stone Age !


1 - Abba - Waterloo


2 - Sufjan Stevens - Dear Mr Supercomputer


3 - Queens Of The Stone Age - No One Knows


4 - ZZ Top - La Grange


5 - The Rolling Stones - Sympathy For The Devil


Le récapitulatif de ce soir :

IndieBoy-Traqueur : 1 point
Kadi : 4 points


Bon euh... et quelqu'un pourra me raconter ce qu'elle a dit Ségo ?

Paul Is Dead #2


J'espère ne pas avoir été trop méchante ce soir...
Cinq extraits passés à l'envers. A vous de reconnaître le titre et l'artiste.
Pas d'indice si ce n'est que cette fois la selection est... éclectique !

1


2


3


4


5

dimanche 18 février 2007

Le jour des souvenirs


En faisant mes recherches sur le morceau de Num, j'en suis venue à réécouter l'album Graceland de Paul Simon.
Cet album de 1986 a beaucoup tourné sur la platine de mes parents à l'époque.
Comme beaucoup de disques, j'associe Graceland à des ambiances.

Je me souviens particulièrement d'un soir où mes parents allaient recevoir des amis à dîner. Maman avait sorti les belles assiettes, j'avais (effort suprême) rangé ma chambre, et papa était rentré plus tôt.
Nous nous étions fait beaux.

Maman a mis Graceland sur la platine. Quand elle mettait un disque c'était le signe qui montrait que tout était prêt.

Et puis les amis, c'est bien connu, c'est toujours en retard...

Alors on commencé à grignotter les cacahuètes.
On a monté le son sur I Know What I Know. Maman et moi chantions du yahourt, ce qui faisait doucement rire papa.
Mais là où nous avons le plus rit (détail dont je me souviens le plus nettement), c'est quand papa s'est mis à faire les "rrrouu" de Homeless à la perfection !

Je ne sais plus qui était invité ce soir là, mais rien que pour ce moment là, la soirée a été réussie.


Paul Simon - I Know What I Know


Paul Simon - Homeless

Et n'oubliez pas, demain, 21h, Paul (l'autre) is dead !

vendredi 16 février 2007

Le jour où je demande de l'aide


Voilà quelques jours que j'écoute un morceau formidable de Num, issu de The Small Rocket EP : Noise.
J'aurai sûrement l'occasion de vous reparler plus longuement de ce groupe écossais , mais aujourd'hui j'ai un grave problème.

Cette chanson m'en rappelle une autre, entendue dans ma tendre enfance... Mais je suis incapable de me remémorer le titre ou l'interprète... Il y a quelque chose dans la voix ou la rythmique...
Et ça devient une obsession !

J'en appelle donc à votre immense culture pour m'aider à retrouver ce titre. Vous me sauveriez la vie !
... J'en fais peut-être un peu trop là...

Pour vous donner un ordre d'idée, disons que le morceau pourrait se situer entre 1960 et 1985 (à 10 ans près)... Vous êtes drôlement avancés hein ? J'ai déjà fait quelques recherches, et cela ne me fait pas penser à JJ Cale, Donovan, Robert Palmer ou Simon & Garfunkel (que j'ai écoutés pour comparer).

Voilà donc la chanson :


Num - Noise

Ma santé mentale dépend de vous !

Illustration : Pause café

jeudi 15 février 2007

Le jour où j'ai la gorge serrée

Je craignais d'être en retard. Trouver une place de stationnement sur l'Ile Saint Louis relève du miracle. Je suis arrivée à l'heure... enfin à mon heure. Le barman du Franc Pinot m'a gentiment dit que j'avais une heure d'avance pour la soirée "Folk Underground" (!). Qu'à cela ne tienne, je m'installe et je patiente.
Hier soir, j'avais fait le déplacement pour voir Mina Tindle, (Please) Don't Blame Mexico et Hey Hey My My.

Installée sur la toute petite scène de la cave voutée, Mina Tindle, accompagnée au piano de Maxime de (Please) Don't Blame Mexico, prend sa guitare et sourit. Sa joie d'être là est contagieuse. Elle enchaîne les balades et sourit encore... tout le temps. J'ai été envoûtée par The Kingdom et Waiting For Things m'a bercé de douce mélancolie. Elle rejoint Maxime au piano pour un formidable morceau à quatre mains.
Elle rit.
Nous aussi.
La candeur de Mina Tindle m'a touchée en plein coeur.

Je n'ai malheureusement pas de morceau à vous faire écouter, mais allez sur sa page Myspace, vous comprendrez de quoi je parle !

Ce fut ensuite ma plus grande surprise de la soirée. Les (Please) Don't Blame Mexico n'étaient qu'un. Je les avais vus en concert en décembre dernier à la Flèche d'Or, pour un set plutôt rock. Hier soir, Maxime était seul au piano. Ce piano aux sonorités très métalliques (on aurait dit un piano de saloon) est devenu alors rond et chaleureux. (Please) Don't Blame Mexico s'assagit, se pose et laisse filtrer ses émotions.
(Please) Don't Blame Mexico intime et attachant, je ne m'y attendais pas, la surprise ne fut que plus belle.


(Please) Don't Blame Mexico - Big Eyes Repeating

Enfin, Hey Hey My My prend place sur cette toute petite scène. A quatre, ils n'avaient pas beaucoup de latitude pour évoluer, la batterie était assez déglinguée, mais ils ont pris cela avec humour.
Je ne sais pas très bien s'ils ont mis un peu de temps à trouver leurs marques ou si c'est moi qui ai eu du mal à me remettre de mes émotions des deux concerts précédents, mais il aura fallu attendre le morceau Interlude (morceau country vraiment réjouissant) pour que je rentre dans leur set. Mais à partir de ce moment là, je n'ai plus décroché. Ils m'ont emmenée loin, à des milliers de kilomètres de là, et j'en avais besoin.


Hey Hey My My - Too Much Space

Beaucoup d'émotions hier soir, donc, avec en plus, la sensation d'avoir été terriblement privilégiée de voir ces trois groupes dans une salle si petite, si intime.