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vendredi 19 octobre 2007

Le jour où je crâne un peu

Cet été, presque en catimini, je m'en suis retournée à mes premières amours : le cinéma.
Au poste d'assistante réalisateur, j'ai donc travaillé pour un jeune cinéaste, Johann Sorin, qui réalisait ici son second court métrage, SM.
Et aujourd'hui a été mis en ligne un petit reportage pour TPS, qui a été réalisé lors du tournage, au théâtre du Gymnase.
Alors j'en profite, je crâne, et je fais de la pub pour les copains !

Le film est actuellement en montage, je vous en reparlerai forcément quand celui-ci sera terminé.

mercredi 17 octobre 2007

Le jour où je rentre au pays


Chanson française.
A ces mots, en général, je fuis. Trop de connotaions qui me déplaisent : kitch, "chanson à texte", ringard, "chanson à voix", auteur poétisant, bobo ou accordéoniste, j'en passe et des meilleures...
Il y a aussi cette exigence que je dis avoir envers les paroles en français, dont j'avais déjà parlé ici, il y a quelques mois.
Et puis, parfois, on trouve l'exception qui confirme la règle.

Cette exception s'appelle Jeanne Cherhal, dont je viens de découvrir, avec trois ans de retard, son album Douze Fois Par An.
Jeanne Cherhal, avec sa voix cristalline et expiègle nous conte des chroniques quotidiennes, parfois légères, parfois plus graves, mais toujours de manière bienveillante.
Un piano souriant, quelques arpèges de guitare, des rythmes sautillants, et quelques contre-temps, voilà l'univers simple et épuré qu'elle nous propose, fait de douces mélodies et de jolies ritournelles entêtantes.


Jeanne Cherhal - Super 8

J'en viens maintenant aux textes. Ces fameux textes en français. Jeanne Cherhal écrit sans fard, sans détours, avec humilité et toujours une pointe d'humour (parfois tendre, dans Parfait Inconnu, d'autres fois plus acide, dans Un Couple Normal).

Elle s'est visiblement amusée sur cet album, et nous avec. Avec La Station, elle a pris la guitare électrique pour un blues rugueux et moite dans lequel elle évoque son enfance et les balades dominicales en famille...

"Mieux que le vent d'été,
Que les embruns salés,
Mieux que l'herbe coupée,
O effluve adoré de la station d'épuration."


Jeanne Cherhal - La Station

Elle manie subtilement les paradoxes entre paroles et musique, créant ainsi un constant décalage. Elle joue les équilibristes, sur un fil, tangue parfois, se rattrape, faisant le balancier avec ses bras, et arrive tranquillement à destination.
J'ai découvert une jeune femme attachante, dont la musique accompagne les petits comme les grands bonheurs de chaque jour...

Et comme on ne se refait pas, voici un morceau que j'ai particulièrement aimé, en anglais cette fois-ci : la reprise de Waiting For The Man, du Velvet Underground, où elle se révèle plutôt rock n' roll.


D'autres titres (plus récents) sur son myspace.

vendredi 12 octobre 2007

Petit Bonheur du jour #24 (encore... et toujours)


Lollipop lollipop
Oh lolli lolli lolli
Lollipop lollipop.....

Call my baby lollipop
Tell you why
His kiss is sweeter than an apple pie
And when he does his shaky rockin' dance
Man, I haven't got a chance

I call him
Lollipop lollipop
Oh lolli lolli lolli
Lollipop lollipop.....

Sweeter than candy on a stick
Huckleberry, chimry or lime
If you had a choice
He'd be your pick
But lollipop is mine

Lollipop lollipop
Oh lolli lolli lolli
Lollipop lollipop.....

Crazy way he thrills me
Tell you why
Just like a lightning from the sky
He loves to kiss me till I can't see straight
Gee, my lollipop is great

I call him
Lollipop lollipop
Oh lolli lolli lolli
Lollipop lollipop...


The Chordettes
- Lollipop

samedi 6 octobre 2007

Petit Bonheur du jour #23 (oui encore !)


Hey, could you stand another drink
I'm better when I don't think
It seems to get me through
Say, d'you wanna spin another line
Like we had a good time
Not that I need proof

Swell, we're living in a hotel
And someones ringing my bell
In a room without a view
Hey, heard you read another book
Should I take another look
Who am I
Without you

ahhhoooo
ahhh
ahhoooo
ahhh
ahh

Hey, could you stand another drink?
I'm better when I don't think
It seems to get me through
Say, d'you wanna spin another line
Like we had a good time
Not that I need proof

Swell, we're living in a hotel
Someone's ringing my bell
In a room without a view
Hey, heard you read another book
Should I take another look?
Who am I
Without you

ahhhoooo
ahhh
ahhoooo
ahhh
ahh

lalalalalalalalala
lalalalalala...


I Am Kloot - Proof

dimanche 30 septembre 2007

Petit Bonheur du jour #22


Et je sors
Et je drague comme on crève
Avec tellement de choses à regretter
Comme ta langue sur mes lèvres
Et mes mains sur tes poignets
Dis-moi que puis-je y faire
Si je ne sais faire que traîner
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te toucher

Et je sors
Et je drague comme on crève
Avec tellement d'envie à ravaler
Mais si ma bite et mon cœur font grève
Je peux très bien me toucher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l'avaler
Car tu es loin et moi je crève
De ne pouvoir te baiser

Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir t'enlacer
Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te baiser

Mais si un beau jour je cède
Pourras-tu me pardonner
Mais si un beau jour je m'achève
Dans l'infidélité
Penses-tu que l'on se relève
De tous ces corps si étrangers
Ou que l'on en crève
Ça me ferait tellement marrer

Et si l'envie m'envahit les lèvres
Je peux très bien me lècher
Et si ma langue traîne par terre
Je peux très bien l'avaler

Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te toucher
Oh mon amour {3x}
Je crève de ne pouvoir te baiser

Miossec la fidélité�
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Miossec - La Fidélité

dimanche 23 septembre 2007

Le jour où l'on réunit les amis


Cet été, j'ai entendu dire que The Limes étaient partis en vacances ensemble...
Ils ont pris leur van fleuri, avec pour tout bagage guitares, tambourin, leurs voix, leurs belles mélodies... et un piano (oui ça fait lourd, mais le van était grand, sûrement).
Et les voilà partis sur les routes des Etats-Unis, roulant sans escale jusqu'à la cote pacifique.

Le bonheur d'être ensemble (enfin), l'euphorie insouciante des vacances, le soleil qui tape, il en résulte une perle de chanson pop : Beyond Blue.

Vite vite, la suite !


The Limes - Beyond Blue

lundi 17 septembre 2007

Le jour de la rentrée


Et bien ce soir, à peine de temps de dire ouf que vous avez tout trouvé.
L'école ça vous réussit apparemment !

C'est Coolbeans, au taquet, qui ouvre le bal on découvrant Alice Cooper, suivi dans la seconde par Bopper en Larmes qui lui, se jette sur Air.
Puis, sans trop y croire, Coolbeans ose proposer Sheila... Forcément ici ça faisait un peu tâche... mais non, contre toute attente elle est bien dans la liste, avec un titre comme L'Ecole est finie, je ne pouvais qu'être tentée !

Et là... six longues minutes s'écoulent, avec leur lot de questionnements existentiels : aurais-je pris des extraits trop peu significatifs, ou bien ces morceaux seraient-ils inconnus des joueurs ?... Un vent de panique soufflait sous mon crâne.
Quel stress ! J'en ai attaqué l'ongle de mon petit doigt...

Heureusement, Bopper en Larmes arrive à retrouver le Leonard Cohen, et met ainsi fin à toutes les angoisses, sauvant, par la même occasion ce qui me restait d'ongles.
Jladisco, pointe le bout de son nez pour mettre fin au suspense qui régnait sur le morceau n°2, se rappelant d'un Supertramp qu'il n'avait pas écouté depuis vingt ans !

Il faut donc que je vous remercie tous, d'avoir sauvé ma manucure, et mon rythme de sommeil. je vais ainsi pouvoir me coucher à 21h30 (ou presque) comme à mon habitude !

Les scores de ce soir :
Coolbeans : 2
Bopper en Larmes : 2
Jladisco : 1


1 - Alice Cooper - School's Out


2 - Supertramp - School


3 - Air - Playground Love


4 - Leonard Cohen - Teachers


5 - Sheila - L'Ecole Est Finie

Paul Is Dead #7


Septembre est bel et bien là et j'ai un mal fou à m'y faire...
Alors pour me l'imprimer une bonne fois pour toutes dans le crâne, voici un Paul Is Dead, spécial rentrée des classes.
Cinq artistes, cinq titres à retrouver d'après ces extraits passés à l'envers...

Bonne chance !

1


2


3


4


5

dimanche 16 septembre 2007

Le jour d'un heureux hasard


Il y a quelques mois, je vous avais fait part de mon scepticisme à l'égard de Duke Special, que j'avais vu en concert en première partie de ce grand concert des nom moins grands Divine Comedy.

Je suis passée par hasard sur la page myspace de ces derniers, et j'ai pu voir que, depuis, ils ont fait des petits.

Ils ont collaboré tout récemment pour nous proposer Our Love Goes Deeper Than This, un morceau avec l'emphase et les flonflons de Duke Special et avec l'humour et la grâce de Neil Hannon... ou l'inverse.

Somme toute, une jolie réussite.

Duke Special - Our Love Goes Deeper Than This


Et un petit rappel pour les étourdis : demain rendez-vous à 21h pour un nouvel épisode de Paul Is Dead.

jeudi 13 septembre 2007

Petit Bonheur du jour #21


I let the beast in too soon, I don't know how to live
Without my hand on his throat; I fight him always and still
Oh darling, it's so sweet, you think you know how crazy
How crazy I am
You say you don't spook easy, you won't go, but I know
And I pray that you will
Fast as you can, baby runfree yourself of me
Fast as you can
I may be soft in your palm but I'll soon grow
Hungry for a fight, and I will not let you win
My pretty mouth will frame the phrases that will
Disprove your faith in man
So if you catch me trying to find my way into your
Heart from under your skin

Fast as you can, baby scratch me out, free yourself
Fast as you can
Fast as you can, baby scratch me out, free yourself
Fast as you can

Sometimes my mind don't shake and shift
But most of the time, it does
And I get to the place where I'm begging for a lift
Or I'll drown in the wonders and the was
And I'll be your girl, if you say it's a gift
And you give me some more of your drugs
Yeah, I'll be your pet, if you just tell me it's a gift
'Cause I'm tired of whys, choking on whys,
Just need a little because, because

I let the beast in and then;
I even tried forgiving him, but it's too soon
So I'll fight again, again, again, again, again.
And for a little while more, I'll soar the
Uneven wind, complain and blame
The sterile land
But if you're getting any bright ideas, quiet dear
I'm blooming within

Fast as you can, baby wait watch me, I'll be out
Fast as I can, maybe late but at least about
Fast as you can leave me, let this thing
Run its route
Fast as you can [x4]


Fiona Apple - Fast As You Can



Après avoir reçu moult réclamations, sachez que Paul Is Dead revient.
Rendez-vous lundi 17 septembre à 21h.

lundi 10 septembre 2007

Le jour des achats compulsifs


Hier, comme souvent à cette période de l'année dans mon quartier, il y avait un vide grenier.
Le temps était plutôt clément, alors j'ai décidé de m'aérer.
De vieilles casseroles, quelques bijoux en toc, des chapeaux un peu mités, la collection complète du magazine "Je Bouquine", des cendriers en porcelaine, un minitel en état de marche (assurait-on), un briquet en forme de berger allemand, des cartes postales classées par département, une vieille table d'école, des poupées aux cheveux coupés par leur précédente propriétaire (ou son petit frère un jour de colère), des étuits de portables, des cassettes vidéos enregistrées à la maison, et quelques disques...

Parmi Sheila, Hugues Aufray, Jeanne Mas, Alain Barrière ou Johnny Hallyday il y avait quand-même quelques trouvailles. Et dans un petit stand, je suis tombée sur une mine. Des tonnes de vinyls.
Instinctivement je me suis dirigée vers le cageot nommé "pop rock". Tous les 33 tours des Beatles et de Pink Floyd défilaient sous mes doigts. Il y en a qui ont les yeux qui brillent en regardant la vitrine du patissier, moi je m'extasiais devant ces grand carrés de carton, qui sentaient le vieux papier.
Qu'ils étaient beaux ces diques !

Je n'ai pas réflechi. Après une rapide vérification dans mon porte-monnaie, j'ai décidé de n'en prendre que deux, je ne pouvais pas tous les prendre... suplice de Tantale !
Finalement j'ai -non sans mal- arrêté mon choix : un de chaque.
Je suis donc rentrée chez moi, un sourire jusque aux oreilles, avec sous le bras Sgt Pepper Lonely Hearts Club Band (des Beatles) et A Saucerful Of Secrets (de Pink Floyd).

Je n'ai pas de platine vinyl... et alors ?


Pink Floyd - Let There Be More Light


The Beatles - She's Leaving Home

Photo : Totoblog

vendredi 7 septembre 2007

ailleurs


Le jour où l'on rêve d'ailleurs


Bon, la rentrée est passée, il serait grandement temps de se remettre au boulot. Et vous l'aurez peut-être remarqué, les "vrais" posts se font rares ici en ce moment...

Pourtant, il y a un groupe dont je veux absolument vous parler, parce que, simplement, il gagne à être connu !

Je vous présente donc I Told You Margaret, un jeune trio parisien, comme son nom ne l'indique pas.
Leur pop folk d'apparence légère, au premier abord, a tout pour me plaire : de jolies mélodies qui donnent envie de chanter, une voix éraillée et sensible, et des arrangements subtils qui me rappellent parfois les Beatles (alors forcément...)
I Told You Margaret a aussi des choses à raconter. Ces trois là rêvent. Ils rêvent d'Amérique. Pas celle que l'on voit à la télévision (excessive, violente, puritaine et crue), ni celle du cinéma (enjolivée, sucrée, trop lisse). Ce serat plutôt l'Amérique que l'on fantasme quand on écoute Dylan, Neil Young, Elliott Smith ou Chris And Thomas. Une image nébuleuse, que l'on ne veut pas confronter à la réalité...

Alors on se surprend à rêver aussi, de ce que pourrait être ce grand pays lointain, émouvant, drôle parfois, mystérieux, imparfait, finalement humain.


I Told You Margaret - The Sun Touch The Earth


I Told You Margaret - Western

D'autres titres en écoute sur leur Myspace

jeudi 6 septembre 2007

Petit Bonheur du jour #20


I never said that I had any anwsers
I never claimed to be the better man.
I’ve got no integrity to cling to
I don’t have myself a backup plan

For twenty some odd years I’ve made
a mess of things
I’ve lost most of the friendships that I’ve made
and I’ve burned a lot of bridges
and it hurts me still to say
but I never intended it that way

Yeah, I never meant to make you want to punch
me out
That night in Deliwear outside the club
cause I know you had it shitty growing up
and I did too
but if you forgive me-
I will forgive you

You make me want to stand in my fertility
a sellout doesn’t value his own song
and I know I messed around a lot
before a fell for you
but no one’s ever loved you like I do

No ones ever loved you like I do




Jacob Golden - Zero Integrity

lundi 27 août 2007

Petit bonheur du jour #19


Baby's on fire
Better throw her in the water
Look at her laughing
Like a heifer to the slaughter

Baby's on fire
And all the laughing boys are bitching
Waiting for photos
Oh the plot is so bewitching

Rescuers row row
Do your best to change the subject
Blow the wind blow blow
Lend some assistance to the object

Photographers snip snap
Take your time she's only burning
This kind of experience
Is necessary for her learning

If you'll be my flotsam
I could be half the man I used to
They said you were hot stuff
And that's what baby's been reduced to

Juanita and Juan
Very clever with maracas
Making their fortunes
Selling secondhand tobaccoes

Juan dances at Chico's
And when the clients are evicted
He empties the ashtrays
And pockets all that he's collected

But baby's on fire
And all the instruments agree that
Her temperature's rising
But any idiot would know that



Extrait du film Velvet Goldmine
The Venus In Furs - Baby's On Fire

lundi 20 août 2007

Le jour de la fin...


... ou du début, c'est selon.

Que l'on soit parti ou pas, plus ou moins loin, qu'il ait fait beau ou pas, que l'on soit plein de jolis souvenirs ou pas, ce lundi a comme un air de fin de vacances.
Cela semble désormais normal que le ciel soit gris, qu'à neuf heures du soir il fasse déjà nuit, que la ville soit à nouveau bruyante (et les voisins aussi), que les plantes n'aient plus aussi soif, que les feuilles du chataigner devant chez moi commencent à roussir... On commence à faire les bilans, de l'été, de l'année, et on se projette dans ce que sera l'automne qui s'annonce.

Sans bouger de chez moi, j'ai la sensation d'être dans le train du retour à la maison.
Le paysage défile, les compagnons de wagon sont un peu fatigués, le visage halé, l'air un peu triste, n'ayant plus rien d'autre à lire que les pages soit-disant culturelles du magazine de mot fléchés entièrement rempli. Les enfants sont à peine moins criards qu'à l'aller parce que peut-être un peu plus fatigués. La petite ado d'à coté écoute en boucle le tube de l'été dans son walkman et boude, et le controlleur râle sur deux jeunes hommes qui ont "oublié" leur ticket.
Il y a même un peu de sable dans l'allée centrale.

Mais pendant que le train avance, les projets à venir se dessinent aussi. La rentrée des classes pour certains, le retour des soirées avec les amis que l'on n'a pas vu depuis deux mois (avec ou sans les diapos), le travail qui va reprendre, ou enfin commencer, les bloggers qui, un a un, se remettent à écrire, les magasins qui rouvrent leurs portes... et les concerts qui vont reprendre !


Susan Christie - Rainy Day


Yo La Tengo - Autumn Sweater


The Kinks - End Of The Season


The Flaming Lips - My Cosmic Autumn Rebellion

dimanche 12 août 2007

Le jour où les nuages deviennent plaisants


Voilà quelqu'un qui pourrait entrer dans ma catégorie "Petit Bonheur du jour" s'il y avait une vidéo à mettre en ligne. Mais bon, il n'y en a pas, et je tiens quand même à vous en parler un peu, alors je ne vais pas être trop fainéante...
The Gentle Good est un one man band gallois. Son folk est lumineux et épuré. Il rappelle Nick Drake en plus optimiste.
Il y a quelque chose de candide chez The Gentle Good : guitare, violon, violoncelle, banjo, et quelques voix aériennes... Une proximité se crée immédiatement avec lui. Peut-être parce qu'on entend ses doigts glisser sur les cordes de sa guitare, ou parce que quand il chante il semble nous confier un secret à ne dévoiler à personne...
Et quand il s'exprime en gallois, en roulant les R, même si je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il peut raconter, je me retrouve entourée de toute la tendresse du monde...

Je fais court aujourd'hui, je repars marcher sur les nuages.


Waiting For Jane


Dawel Disgyn

D'autres titres sur son myspace.
Merci Coolbeans pour la découverte !

vendredi 10 août 2007

Petit Bonheur du jour #18


If you think this is a drag
Then don't let me stop you
If you think its gonna change
Then I hope that change mocks you
I won't get in your way
I've got nothing left to say but goodbye

Goodbye
Goodbye
Goodbye
Goodbye

I thought
That I would be lost
Without you
I was wrong

I thought
That I would be lost
Without you
I was wrong

So Goodbye
Goodbye
Goodbye
Goodbye


Elephant Parade - Goodbye

mercredi 1 août 2007

Le (grand) jour

Quelle soirée !
Lundi dernier, à La Flèche D'or, c'était LA soirée à emporter de la Blogothèque.
Pour ceux qui ne connaissent pas la Blogothèque (si, si, j'en vois au fond là-bas), il s'agit d'un site avec plein de Gentils Rédacteurs qui parlent de musique... et qui la filment parfois. Ca c'est la rubrique "Concerts à Emporter". Le concept est simple : on prend un groupe, un artiste, on le sort de la salle de concert (en l'installant sur un escalier de secours, dans une forêt ou sur un toit) et on le filme en train de jouer.
Cette fois là, ce n'était pas un simple concert, mais toute une soirée à emporter. Là encore, les principes du concert sont chamboulés : la scène était ouverte au public, et les musiciens venaient et s'installaient un peu partout dans la salle. Et quelques caméras se baladaient au milieu de tout ça pour immortaliser le moment.
Voilà, le décor est planté, la soirée peut commencer.

On était nombreux, très nombreux. Presque trop. La Flèche d'Or était pleine à craquer.
Les vieux réflexes sont encore là et on s'installe face à la scène... Mais Jeremy Warmsley qui inaugure la soirée, investit le jardin, pour fendre la foule et rejoindre un petit coin de la salle. On bouge, on se retourne pour le suivre des yeux, et je me dis que la soirée commence calmement, sobrement, tout en finesse. On prend nos marques...
Viennent ensuite, pile devant nous (près de la scène donc) Sparrow House, Inlets, Sidi Ali... qui jouent parfois ensemble, parfois non, parfois leurs morceaux, parfois ceux des autres, et au milieu de tout cela une reprise radieuse de God Only Knows.
On commence alors à perdre pied, à ne jamais savoir à quoi s'attendre. La température monte, on est de plus en plus serrés. Je commence à avoir du mal à voir ce qui se passe et à tenir debout.
David-Ivar Herman Düne's Ya Ya, lui, a décidé d'investir le bar derrière nous. Assis sur le comptoir, la guitare sur les genoux, il s'improvise critique de cinéma entre deux morceaux... lunaire !

Zach Condon montre le bout de son nez et son sourire enfantin, pour rejoindre Sparrow House, Sidi Ali et Inlets. La température monte encore d'un cran (il devait faire au moins 70°C, ce soir là !). Quelqu'un crie "Assseyez vous !" Les deux tiers de la salle s'assoient donc par terre, et magie du moment, je me trouve une petit place sur un coin de canapé, avec une vue imprenable.
Quand les premières notes de Postcard From Italy résonnent, une vague de joie se répand dans la salle comme un raz de marrée. Et pour moi, c'est la béatitude : il faut dire que cela faisait deux fois que je ratais Beirut (le groupe de Zach Condon) en concert... et je crois que rien ne sera comparable à ce que j'ai vu ce soir là. Une émotion folle, des visages ébahis, émerveillés, il régnait une sorte de communion entre tous dans cette salle. Avions-nous tous conscience de vivre un moment exceptionnel ? La reprise que Zach Condon a faite de Halleluja (de Leonard Cohen) me suggère que la réponse est oui...
Puis, du fond de la salle, arrivent en fanfare les musiciens du Kocani Orkestar. Tout le monde se relève soudainement, et la folie semble contagieuse. Ils rejoignent les autres près de la scène, tout le monde chante en choeur et se met à danser. Je suis engloutie dans la foule, je ne vois plus rien et lutte pour tenir debout (ce qui est un peu frustrant quand on a envie de partager la fête).
Cette soirée s'est finie (pour moi, car je suis partie un peu avant la fin) comme un film de Kusturica, dans l'excès, l'inconscience et l'hystérie. Quarante ans après, on l'aura eu notre summer of love, il aura duré une soirée, le 30 juillet 2007.


Jeremy Warmlsey - I Promise


Sparrow House - When I Am Gone


Inlets - You Are An Effigy


Beirut - Postcard From Italy


Kocani Orkestar - Siki, siki baba

Photos empruntées à Stéphane et Delgoff

EDIT : la première vidéo est déjà en ligne ici.