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lundi 23 octobre 2006

De l'interrogation


Je suis un peu perplexe.
Jusqu'à présent, j'avais de grandes certitudes rassurantes parce que je les croyais immuables. Plus précisément, je croyais que l'Art était quelque chose qui se méritait. Je m'explique de manière plus pragmatique : pour avoir accès à une oeuvre d'art, il me semblait que cela faisait partie du "jeu" de payer ; Acheter une toile, un CD, payer sa place de cinéma ou de théâtre... Cela faisait aussi partie de la démarche du spectateur de faire cet effort, et d'une certaine manière de reconnaître le travail de l'artiste à sa juste (?) valeur.
Et jusqu'à maintenant, j'essayais de me tenir à ce fonctionnement : je ne téléch...écoutais que quelques morceaux d'un artiste avant d'acheter son album, ce qui m'obligeait aussi à faire une selection, des choix réfléchis (mes finances ne me permettant pas de Tout avoir!), plutôt que d'emmagasiner une multitude de chansons que je n'écouterais qu'une fois ou deux (même un peu plus) avant de les oublier.

Mais voilà que les artistes eux-mêmes font voler en éclats ces codes, en proposant leur album ou EP entièrement (et plus seulement quelques titres) et gratuitement à télécharger, ou en l'envoyant par la poste à qui en fait la demande, sans savoir ce qu'il va advenir de leur oeuvre : un sous-verre pour ne pas tacher la table en cerisier de tante Ursuline ? Un jingle qui servira à avertir qu'une erreur fatale survient sur l'ordinateur ?

Et c'est ce qu'ont fait Mark Wilson et (Please) Don't Blame Mexico -je suppose d'ailleurs qu'ils ne sont pas les seuls. J'imagine que leur but est avant tout de se faire connaître, et la démarche est plutot généreuse. De plus quand on est un jeune groupe, je conçois évidemment que "vendre" ne fait pas forcément partie des priorités, surtout si l'on n'est pas (encore) signé par un label. Mais, en dehors de toute considération qualitative, n'y a-t-il pas un risque de passer immédiatement dans l'oubli pour la simple raison que l'acquisition de cette oeuvre aurait été trop aisée ? Ou bien alors suis-je totalement réactionnaire et dépassée ?

Car enfin, (Please) Don't Blame Mexico et Mark Wilson sont talentueux et méritent que l'on parle d'eux, mais la mediatisation seule ne fait pas vivre de son art...
Alors ... ?


(Please) Don't Blame Mexico - First Aid Kid
First Aid Kid EP


Mark Wilson - Waltz In A Flat
The Endless Elevator Tour

dimanche 22 octobre 2006

De la naissance


Le 20 Octobre 2006, à 22 h 50
"A Tombouctou Sans Mariachi" est né.
Son grand frère, Le Bruit qui Pense est drôlement fier de pouponner !
Bienvenu dans la famille des audioèmepétroiblogs !

De l'enfance


Il y a des albums comme ça, qui font partie de votre vie, qu'on n'a pas forcément choisis, mais qu'on aime, parce qu'on a grandi avec. Au sens propre du terme.
J'ai grandi avec America (1972) et Holiday (1974) de America. A une certaine époque, mes parents écoutaient en boucle une cassette qui réunissait ces deux albums. Et je les associe à cette image (d'épinal?) d'une journée d'hiver où mon père allait chercher du bois pour le godin pendant que ma mère faisait des crèmes au chocolat et que je léchais les plats... Damned ! J'ai grandi chez les Ingalls !

Adolescente, je suis retombée un peu par hasard sur cette vieille cassette dont la bande était au bord de la rupture. Je l'ai donc dupliquée... Et pendant des semaines, des mois, j'ai réécouté ces albums. Il y avait du souffle, et parfois des passages entiers (détruits sur la première cassette) manquaient... Autant dire que c'était à la limite de l'audible ! Mais peu importe, j'aimais ces chansons que je connaissais déjà par coeur.

Aujourd'hui, cette cassette a disparu, mais l'ère du numérique aidant, j'ai retrouvé ces albums avec un plaisir non dissimulé !


Here (America)


Another Day (Holiday)

jeudi 19 octobre 2006

Des étoiles plein les yeux

Raaaaaah lovely !

Hier soir The Divine Comedy était en concert à L'Aéronef de Lille.
De longues années que je ne les avais pas vus en concert. D'encore plus longues années que je suis une inconditionnelle... voire une fan midinettisante !
C'est dire comme j'attendais ce rendez-vous ! Et je n'ai pas été décue. Décidément les salles à dimension humaine leur vont particulèrement bien.

Après une première partie de Duke Special qui m'a laissée perplexe, les cinq musiciens sont arrivés sur scène, et Neil Hannon a fait son entrée avec une improbable paire de lunettes de soleil sur le nez.
La salle est un peu molle et Neil & Co semblent avoir du mal à trouver leurs marques. Mais au bout d'une petite demie heure, la magie opère : When The Lights Go Out All Over Europe me replonge immédiatement dix ans en arrière, époque où j'ai découvert The Divine Comedy. Il n'y a plus qu'eux sur scène, et moi. Et là tout s'enchaîne merveilleusement. Ils piochent à travers tout leur répertoire (et pas seulement Victory For The Comic Muse), alternant les morceaux connus et ceux plus confidentiels, les ballades pleines d'émotion et les morceaux pop enthousiasmants. Neil partage avec le public, nous parle en buvant sa guiness, joue de ses sourires enjôleurs, nous promet un strip tease (qui n'aura pas lieu) pour finalement avouer qu'il est un grand timide !
Mais il n'est pas seul sur scène, et il nous le rapelle avec Threesome, morceau de piano à quatre mains... puis six. Un joli moment de légereté.
Puis la grandiloquence reprend le dessus avec The Plough. The Divine Comedy n'a pas son pareil pour raconter des histoires (... même si l'on ne comprend pas toujours les paroles !). J'ai vécu une grande aventure épique avec cette chanson !
Becoming More Like Alfie, Tonight We Fly, Our Mutual Friend... chaque chanson fut un moment particulier, de velours, de puissance et d'humour.

Le set se termine. Rappels (forcément).
The Divine Comedy termine en feu d'artifice avec National Express, et la salle qui s'est enfin réveillée, chante à tue-tête sur le refrain.

Le concert fut un peu court, certes. La salle un peu timide, mais peu importe, je ne regrette pas les 5 heures de route aller-retour, mes pieds en compote d'avoir trop dansé, ma voix cassée d'avoir trop chanté, et ma tête dans un étau d'être trop fatiguée !



Threesome


The Plough

mercredi 18 octobre 2006

Des solutions

La tâche fut ardue hier soir apparemment !
Mon papier peint venillia vous a posé quelques problèmes, et seules trois pochettes ont été retrouvées.

Voilà donc les résultats :

1- Pink Floyd - Ummagumma



2- The Divine Comedy - Victory For The Comic Muse


3- The Beatles - Revolver


4- Serge Gainsbourg - Histoire de Melody Nelson


5- Arthur H - Adieu Tristesse


Je vous vois déjà devant votre écran, vous écrier : "Ah mais oui !!!"

Le grand vainqueur est donc Orouni avec deux points, il a trouvé Pink Floyd et The Beatles, quelle surprise !
Il est suivit par Bataille et Fontaine avec un point. Ils s'y sont mis à deux, et six doigts par main, pour retrouver The Divine Comedy !

Les artistes français vous ont posé plus de problèmes... Etait-ce si compliqué que ça ?
La prochaine fois ce sera plus facile, promis !

mardi 17 octobre 2006

A travers mon kaléïdoscope #2

C'est reparti pour un tour !
Cinq pochettes de disque sont passées à la moulinette de mon kaléïdoscope.

A vous de les retrouver !




lundi 16 octobre 2006

Des souvenirs

Un an.

Un an que je suis devenue une NERD ! Une accro des audioblogs. c'était en octobre 2005, je m'ennuyais ferme au bureau et j'errais sur internet, telle une âme en peine... Et je suis tombée sur un premier blog, j'ai suivi les liens qu'il proposait... une vraie caverne d'Ali Baba ! Toute cette musique que je ne connaissais pas, tous ces groupes formidables à découvrir !
De fil en aiguille, j'en suis arrivée à avoir plus d'une centaine de liens dans mes favoris... et à passer la moitié de ma journée à les consulter ! Au cours de cette année je suis devenue une extra-terrestre aux yeux de mes amis et de ma famille, mes étagères débordent de CD qui, du coup, commencent à s'empiler sur mon bureau, et je ne sais pas qui a gagné la Star Ac ou qui a survécu à Koh Lanta ! Mais en revanche, maintenant, je me réveille tous les matins avec une chanson dans la tête, et depuis que j'ai investi dans un casque, mes voisins me trouvent très calme !

Cela ne fait qu'un an, mais j'ai découvert bien plus de choses dans ce laps de temps que dans le reste de ma vie entière ! J'ai connu, écouté, et aimé tellement de groupes cette année que je n'ai pas pu vous parler de tous. Voilà l'occasion rêvée : un morceau par mois, pas tout à fait pris au hasard, mais sans direction précise.
C'était mon morceau du moment.

OCTOBRE

Micah P. Hinson - Yard Of Blonde Girl
Les railleries de mes amis ont commencé dès ce morceau : les wowowowow de ce morceaux les ont laissés de marbre apparemment !

NOVEMBRE

Quasi - Master And Dog
Là, c'est mon collègue qui m'a mise en boîte, me demandant si un jour j'allais sortir des années 60-70... ce qu'il ne savait pas, c'est que ce morceau date de 2003 !

DECEMBRE

Kelley Stoltz - Memory Collector
A l'entrée de l'hiver, il m'a fallu un morceau pimpant pour me réchauffer !

JANVIER

Tim Buckley - Strange Affair Under Blue
La découverte de Buckley-père, et le défilé des voisins qui préféraient entendre Arthur ouvrir des boites plutot que ma musique... je ne comprenais pas le monde qui m'entourait, et j'ai commencé à sombrer dans l'addiction !

FEVRIER

Amon Tobin - Four Ton Mantis
J'ai fini par investir dans un casque. Ca tombe bien, ce morceau est fait pour être dans sa bulle !

MARS

The Guggenheim Grotto - Portmarnock Beach Boy Blue
C'est le printemps, et c'est le morceau idéal pour voir les premières fleurs de l'année éclore !

AVRIL

Sondre Lerche - Two Way Monologue
J'ai dépassé le point de non retour : au bureau, on osait me déranger pendant que j'écoutais de la musique ! Il y en a qui manquent pas d'air quand-même !

MAI

David Poe - Reunion
C'est ce mois-ci que je me suis lancée. J'ai commencé à parler de musique sur ce blog... Et pour mon premier post, j'ai choisi la valeur sûre... Mais à ce moment là j'écoutais en boucle David Poe.

JUIN

The Handsome Charlies - Makes Me Love You
Quand je m'arrachais les cheveux pour installer un lecteur dans mes posts et pour essayer de comprendre quelque chose au langage HTML, The Handsome Charlies étaient là pour me remonter le moral !

JUILLET

Andrew Bird - A Nervous Tic Motion Of The Head To The Left
Mes amis se sont résignés et n'ont plus cherché à comprendre... de toutes façons je ne repondais plus au téléphone... je ne l'entendais pas sonner avec mon casque sur les oreilles !

AOUT

Viarosa - Call To Arms
En plein dans ma période Bluegrass, Coy Boys et grands espaces !

SEPTEMBRE

Sufjan Stevens - Super Computer
J'ai longtemps boudé Sufjan Stevens, pour des raisons qui n'en sont pas (une tête à claques, le fait que tout le monde l'aime, et j'en passe des plus stupides encore !), et puis j'ai réécouté, et là me suis dit que c'est moi qui méritais des claques !

... Et je ne me souviens même pas quel était ce tout premier blog que j'ai visité et m'a ammené aux autres !


Et pour ceux qui ont envie de jouer, je posterai quelques pochettes "à travers mon kaléïdoscope" demain aux environs de 20h.

samedi 14 octobre 2006

Du tâtonnement


Trop facile ....... !
ZB comme à son habitude a degainé plus vite que son ombre !
Alors pour le prochain, ça va être nettement plus compliqué pour la peine ! Niark niark niark !
Ah oui, la réponse était : The Beatles - Abbey Road
Mais est-ce vraiment nécessaire de le mentionner ?

A travers mon kaléïdoscope

Le retour du Blind Test chez The Civil Servant m'a rappelé combien j'aime jouer !
M'est alors venue l'idée de vous proposer mon jeu à moi...
Il n'est pas bien compliqué, il vous suffit de retrouver la pochette d'album que vous voyez à travers mon kaléïdoscope !
Je ne me rends pas compte de la difficulté de l'exercice, alors à vous de voir... je m'adapterai !


mercredi 11 octobre 2006

De l'architecture d'intérieur


Je m'apprête à refaire la déco de ma salle de bain. Oui, ras le bol de cette moquette vert bouteille sur les murs et le plafond qui me donne un air cadavérique dans le miroir !
J'ai envie de couleurs ! De couleurs vives. J'ai envie de m'amuser un peu... C'est vrai quoi, on n'y passe pas sa vie dans sa salle de bain. La moyenne doit se situer entre quinze minutes et deux heures par jour -pour les plus coquet(te)s !
Je suis donc en plein dans des recherches de couleurs et de motifs, et je crois que je vais faire quelque chose de bien 70's ! C'est bien l'époque des couleurs criardes non ?
Je me suis finalement arrêtée sur des ronds mauves sur fond orangé, et inversement (ah oui j'ai dit 70's!).

Et je viens de réaliser qu'on m'a piqué mon idée !
Les responsables ? The Shakes !
Ils ont tourné leur clip dans ma future salle de bain ! Ou presque... On va dire qu'ils ont poussé les murs pour y entrer, eux et tous leurs instruments !
The Shakes sont anglais et font de la pop qui pétille. Rien de très nouveau, mais Liberty Jones donne sérieusement envie de monter le son et de se trémousser !



Ah oui, j'oubliais, ce morceau vous rappelle quelque chose ? C'est peut-être ça :


The Beatles - Baby You're A Rich Man

mardi 10 octobre 2006

De se poser des questions métaphysiques


François Truffaut - La Nuit Américaine - 1973

Le cinéma est-il plus important que la vie ?

dimanche 8 octobre 2006

De la reprise et non du raccomodage #5


Je sens qu'il y a un sérieux laisser-aller chez moi en ce moment... Hier j'ai flemmardé toute la journée et aujourd'hui (mais que m'arrive-t-il ?! ) j'écoute du reggae ! Ca vire vraiment au grand n'importe quoi !
Bon, le morceau en question, ce n'est pas tout à fait n'importe quoi quand-même ! Il s'agit d'une reprise d'une de mes chansons préférées de Radiohead, Paranoid Android. Et Easy Star All-Stars qui ont déjà fait un album reprenant Dark Side Of The Moon des Pink Floyd, déjà en version reggae, se sont cette fois attaqués à Ok Computer.
Alors même si je suis censée ne pas raffoler du reggae, je ne boude pas mon plaisir avec cette chanson qui m'amuse particulièrement à l'arrivée des cuivres ...!


Easy Star All-Stars - Paranoid Android


Radiohead - Paranoid Android

'Faut que j'arrete les pétards, peut-être que je serai un peu plus dynamique et que je me remettrai à écouter de la bonne musique !

samedi 7 octobre 2006

Des matinées ensoleillées #11


Oui le soleil brille, les oiseaux -qui ne sont pas encore partis au chaud pour l'hiver- chantent, nous sommes samedi -ce qui signifie pour beaucoup grasse mat' , les arbres jaunissent ou rougissent et c'est joli...

Mais voilà, il y a des matins comme ça on l'on se réveille déjà fatigué et on a envie de rester sous la couette jusqu'à 16h06.
Alors pour flemmarder comme aujourd'hui sans avoir le moral qui tombe dans les chaussettes, rien ne vaut un bon vieux Keith Jarrett.

Et demain, promis, je me lêve !


Keith Jarrett - The Köln Concert - Part II C

vendredi 6 octobre 2006

De la résiliance ?


Ah le lourd fardeau que d'être un fils de !
Devoir prouver sa légitimité bien plus que quiconque.
Etre encore plus sévèrement jugé parce que papa ou maman a laissé une trace indélébile.
Ne pas être (trop) encombré par l'Oeuvre qu'il ou elle a laissée.
Se faire un prénom...

Sean Lennon fait de la musique, comme papa.

Et il se débrouille sacrément bien ! Son dernier album Friendly Fire vient de sortir et il comporte quelques mélodies qui m'ont immédiatement enthousiamées. On oublie John et on pense plutôt à Elliott Smith ou Aimée Mann, et parfois presque à Paul (l'ex meilleur ami de papa). Ses textes mélancoliques parlent souvent d'amours décues mais on est bien loin de la bluette sans saveur.
Sean s'est fait un prénom.
Sean qui ?
Sean !


Sean Lennon - Would I Be The One


Sean Lennon - Dead Meat

D'autres morceaux en écoute sur son Myspace.

mercredi 4 octobre 2006

De la fièvre du samedi soir


Ah là là les amis ! Quinze ans que je n'étais pas allée en boite de nuit... Ca ne me manquait pas, et maintenant je sais pourquoi ! C'était à l'occasion de cette fameuse soirée déguisée à laquelle j'étais invitée. La bande a décidé de finir la soirée "en beauté", alors j'ai suivi... Nous débarquons donc à une quinzaine, déjà bien alcoolisés et dans nos merveilleux costumes, et forcément nous nous faisons refouler d'une première boite... trop branchée pour nous apparemment. Nous sommes finalement allés un peu plus loin...

On nous a laissé entrer... et pour cause : nous avons doublé leur effectif de clientèle en arrivant ! Mais voilà cette boite était un cliché de boite provinciale qui n'arrive pas à se remplir le samedi soir !
A notre arrivée, un vieux tube de U2 tournait sur les platines (ouille !) et deux femmes étaient en train de se trémousser sur la piste (aïe !). Nous nous sommes installés sur des banquettes en mousse vaguement bleues mouchetées de rouge et de jaune, autour de tables-cendriers (ce sont des tables rondes en formica avec un grand trou en leur centre... peut-être que je débarque mais je ne connaissais pas ce concept totalement novateur !).
Ah, tiens, maintenant c'est un Noir Désir d'il y a dix ans qui passe...

Des amis sont allés se commander un verre... mais la serveuse ne savait pas ce qu'est un Cuba Libre (ouch !)... C'est fâcheux ! Qu'à cela ne tienne, il suffit de lui expliquer ! Hum...!
Le DJ a décidé de changer de registre et nous a sorti un remix improbable de This is the Rhythm of the Night... Enfer et damnation !

Plus je détaillais la boite, plus je me sentais en complet décalage. Déjà avec mon "superbe" costume de hippie, je faisais un peu tâche, mais en plus avec un ficus en plastique derrière moi et un ivrogne qui ronflait sur la banquette d'à coté, j'ai atteint des sommets de surréalisme.

Je fais ma snobinarde parisienne là, mais j'avoue que je me suis quand-même drôlement amusée à cette soirée !
On verra dans quinze ans si j'y retourne !


Arctic Monkeys - Dancing Shoes (live)


Grateful Dead - Dancing in the Streets


Johnossi - Man Must Dance


The Dirty Things - New Dance

Et parce que j'suis rien qu'une parisienne :

Boris Vian - J'suis Snob

vendredi 29 septembre 2006

De l'art de faire marcher son réseau

Breaking News !

Orouni a gagné euh ! Son titre va être diffusé euh !

Alors ce soir entre 19h et 22h vous pourrez entendre son morceau sur Pure FM, et mon petit doigt m'a dit qu'il y aurait même une interview...

C'était Jen en direct de chez elle pour TGWKE-International


Au cas où vous ne seriez pas encore au courant, je vous fais une rapide piqûre de rappel : la radio Pure FM organise un "concours" afin de faire découvrir des artistes. Et Orouni est sélectionné cette semaine parmis les trois groupes en lice ! Ce jusqu'à lundi prochain. Le vainqueur verra sa chanson diffusée sur la radio (écoutable en ligne) Alors ruez-vous chaque jour sur http://puredemo.be/ et votez (pour Orouni évidemment) !


Orouni - In The Old Days Of Our New Life

jeudi 28 septembre 2006

Des matinées ensoleillées #10


Je ne vais plus appeler cette rubrique "Des matinées ensoleillées" mais "Myspace est formidable!". Ah non, impossible, ça ne commence pas par "De". Diantre ! ...Ce que c'est de se compliquer la vie avec des principes pseudo éditoriaux !

C'est donc sur myspace que j'ai découvert Bart Davenport, en me balladant au hasard, d'amis d'amis en amis d'amis... Et là, je tombe sur la page d'un drôle de bonhomme habillé de blanc qui jongle avec deux pommes et une orange. Euphoria or Everyone on Earth is so Beautiful, Even You démarre, et instinctivement ma tête se met à dodeliner et je souris (un peu bêtement, je vous l'accorde) devant mon écran d'ordinateur.
Bart Davenport est californien mais très influencé parla pop anglaise des années 70 (Paul McCartney en tête), America ou Nick Drake. Il a sorti trois albums et un EP entre 2003 et 2005... maintenant on attend la suite.

En voilà un en tout cas qui donne du courage pour se lever le matin et danser dans a salle de bains !


Euphoria or Everyone on Earth is so Beautiful, Even You
(avec un titre pareil on ne peut que voir le soleil briller non ?)


Paper Friend

lundi 25 septembre 2006

De l'enthousiasme


Cela vous est sûrement arrivé de tomber net en arrêt devant un morceau... En tout cas, moi ça m'arrive de temps en temps : je reste bouche bée en me disant dès le début "Ouais très sympa" (oui, formule des phrases plus intelligentes un peu plus tard seulement!), puis le morceau avance et je rentre de plus en plus dedans et quand la fin arrive je suis totalement et définitivement conquise...

Il y a quelques jours donc, Rodrigo y Gabriela m'ont fait cet effet là. J'ai écouté leur morceau Tamacun : deux guitares acoustiques endiablées aux airs flamenco. Rodrigo y Gabriela sont d'origine mexicaine, ils se sont rencontrés en jouant dans un groupe de trash metal (ça ne s'invente pas !), puis sont partis tous les deux en voyage à travers l'Europe avant de s'établir en Irlande où ils ont enregistré leur premier album en 2002. Ils sortent le 2 octobre prochain leur second album studio (après un live en 2004).

Enfin, bref ! Je me pers en détails chronologiques, mais ils sont absolument fabuleux ! Leurs morceaux sont d'une virtuosité incroyable (sans pour autant tomber dans l'ostentatoire), et me surprennent à chaque seconde : chaque morceau a son identité propre, mais en même temps, porte en lui dix mille couleurs différentes !

Rodrigo y Gabriela sont fous ! Fous et géniaux !


Rodrigo y Gabriela - Ixtapa


Rodrigo y Gabriela - Vikingman

Des morceaux sont en libre téléchargement sur leur site et d'autres sont en écoute sur leur MySpace.

jeudi 21 septembre 2006

Des fringues

Damned !
La semaine prochaine je suis invitée à une soirée d'anniversaire. Jusqu'ici rien de déplaisant à priori, me direz-vous !
Mais voilà le problème c'est qu'il sagit d'une soirée costumée !

Et voici pourquoi ce genre de soirée ne m'emballe pas plus que ça :
Il faut d'abord traverser la moitié de la ville dans son costume (et apprécier les regards en coin, au mieux amusés, au pire railleurs), ce qui en plus n'est pas toujours très pratique : essayez de rentrer dans le métro ou votre voiture déguisé en Bibendum Michelin !
Il faut ensuite expliquer le costume à ceux (bande d'incultes !!!) qui n'auraient pas saisi immédiatement : "Non je ne suis pas déguisée en militaire manifestant pour la reconnaissance des homosexuels, je suis déguisée en Ringo Starr sur la pochette de Sergent Pepper (banane !)" Des heures de travail, de couture, de broderie pour rater son effet... quelle déception !
Enfin ne comptez pas draguer dans ce genre de soirée... Vous vous croyez peut-être irrésistible en gros lapin rose ou en bavaroise à jupette ? Non, non, vous êtes juste ridicule !

Alors bon, le ridicule ne tue pas, et finalement l'idée pourrait m'amuser... si je savais en quoi me déguiser ! Je manque cruellement d'inspiration... Et c'est pour ça que je m'adresse à vous : auriez-vous une idée lumineuse ?


Nice Clean Shirt - Eastern Conference Champions


Angst In My Pants - Sparks


Old Black Hat With A Dandelion Flower - Feathers


Lines In The Suit - Spoon


Bracelets Of Fingers - The Pretty Things


Old Brown Shoe - The Beatles


Clothes Of Sand - Nick Drake

lundi 18 septembre 2006

Des parenthèses


Que de rock !
Parfois j'ai l'impression de faire une overdose à force d'avoir un casque sur les oreilles toute la journée à écouter mes tubes preferés. Ce qui fait que j'ai presque la sensation de ne plus rien entendre, que tout se mélange... Mais écouter mes voisins passer l'aspirateur ou sortir bruyamment de l'immeuble ne me rejouit guère.

Alors pour me "laver" le cerveau, je ressors mes disques de classique. Rassurez-vous, je ne vous ferai pas une dissertation sur les divers compositeurs et mouvements, ma culture en la matière est bien trop peu fournie, et ce n'est pas trois courtes années de solfège dans ma vie qui auront compensé cela !
Mais Beethoven, Vivaldi, Mozart, Tchaïkovski et j'en passe sont à mes yeux aussi importants que mes Beatles tant aimés ou mes Pink Floyd adorés. Oui la comparaison peut sembler étrange mais ma musicothèque est un vrai bric à brac où Beethoven est rangé à coté de The Boy Least Likely To et Mozart à coté de Jim Noir !
Voici donc ma parenthèse classique, avec quelques morceaux dont je ne pourrais me passer.


Ludwig van Beethoven - Symphonie N°7 - II Allegretto


Antonio Vivaldi - Concerto pour Mandolines en sol majeur - RV532 - I Allegretto


Wolfgang Amadeus Mozart - Concert pour Clarinette et orchestre K622 - Adagio


Piotr Ilitch Tchaïkovski - Casse Noisette - Danse de la Fée Dragée

Illustration : Arman

vendredi 15 septembre 2006

Du miel bleu


Au début de l'été, j'avais évoqué Pop Levi, ici ou , vous parlant de son psychédelisme, de son air dandy et surtout du fait que je n'arrivais pas à définir sa musique !

Je me suis enfin procurée son EP Blue Honey, et je ne suis pas déçue ! Pop Levi n'est pas encore redescendu de son trip... Alors Pop, glam, rock il mélange le tout et en fait une mixture pleine d'étincelles !
Apparemment il n'a toujours pas de date de prévue en France, alors je patiente... mais il devient urgent qu'il arrive !


Pop Levi - (A Style Called) Crying Game

Aujourd''hui il a publié le clip de Blue Honey sur son Myspace, attention, ça éblouit parfois !

mercredi 13 septembre 2006

Des soirées ensoleillées

Hier soir à La Maroquinerie le soleil brillait.
Hier soir à La Maroquinerie il y avait le concert de Vetiver avec This is The Kit en première partie...
La salle est pratiquement vide à mon arrivée. 19h30 pour un concert c'est peut-être un peu tôt... Tiens des chaises sont disposées bien en rang pour le public... Etrange pour ce genre de concert, mais soit, on s'asseoit sagement et la salle se remplit.

Kate Stables et son comparse au chapeau (Jesse D. Vernon) arrivent sur scène : "We're This Is The Kit"... Quelques arpèges et la voix chaleureuse et profonde de Kate sont comme une légère brise. La demoiselle semble ravie d'être là. Entre les morceaux, Monsieur Chapeau et elle changent, échangent leurs instruments : banjo, guitare sèche, électro acoustique, violon.... Monsieur Chapeau joue du tambourin avec le pied gauche et un seau de bac à sable fait office de grosse caisse.
Leur set s'achève.
Rappels.
Visiblement étonnée de devoir remonter sur scène, Kate nous dit : "Nous n'avons plus de chansons...!" Elle s'entretient quelques instants avec Monsieur Chapeau avant de lui dire : "Nous perdons du temps là!"
Ils ont fini par trouver !


Wooden Spoons - This Is The Kit

Le temps d'aller chercher une bière et Vetiver arrive sur scène.
Apparemment les chapeaux étaient de rigueur hier soir!
Les quatre musiciens nous mettent dans l'ambiance dès le premier morceau : nous avons fait un bond de trente ans en arrière !
Ils ont tous l'air dans leur bulle, et jouent en planant à dix centimètres du sol... et nous avec !
Andy Cabic, le bienheureux chante d'une voix toute douce, pendant que Sanders Tripp le guitariste, les yeux fermés, le sourire aux lèvres joue les virtuoses. Le bassiste (Brent Dunne) et le batteur (Otto Hauser) sont très discrets, en retrait. Mais ils sont bien présents quand la musique s'accélère et s'intensifie.
You May Be Blue fut un grand moment ! J'avais presque envie de me lever de ma chaise pour danser... mais pourquoi ont-ils mis des chaises ?!
Et puis deux invités surprise sont arrivés à la fin du concert : Devendra Banhart et un autre chevelu donc je n'ai pas le nom (je suis confuse). Un vent de folie s'est alors levé sur scène, Banhart se tortillant en chantant la partie de guitare de Sanders Tripp.


Amour Fou - Vetiver

Je n'avais pas mis de fleurs dans mes cheveux hier soir, mais je suis sortie de la totalement peace and love !

Merci à Rémi pour les précieuses infos qui m'ont permis de rédiger ce post.

lundi 11 septembre 2006

Des matinées ensoleillées #9

La technologie moderne c'est formidable quand-même !
Aujourd'hui, tout mélomane internetophile qui respecte se doit d'avoir une page MySpace ! Pour les néophytes, MySpace, c'est un site où l'on peut trouver à peu près tous les groupes (beaucoup d'indépendants, mais pas que !) que l'on veut : on y trouve des photos, des dates de concert, et surtout des lecteurs qui diffusent quelques un de leurs morceaux... Ce qui permet de se faire une petite idée de leur musique.
Et quand on est un bloggeur, avoir sa page MySpace a aussi son interêt : parce que ces groupes là, l'ont bien compris, c'est par internet que tout se fait maintenant ! Donc c'est eux qui viennent nous faire signe sur notre page, en nous ajoutant à leur liste "d'amis" (de contacts quoi!). C'est chouette quand on est flemmard, on n'a plus rien à faire, ce sont les groupes qui viennent à nous ! Presque frustrant finalement !

Enfin bref, tout ça pour vous dire qu'il y a quelques temps, un de ces groupes m'a ajoutée dans leur liste de contacts. Ils sont trois et s'appellent Toy Fight.
Leur pop entrainante laisse à penser qu'il sont tout sauf français... et pourtant ! Bon en même temps on s'en fiche un peu de savoir d'où ils sont, ce qui compte c'est que leur musique soit intéressante !
Leur pianiste fait de jolies intros et la voix du chanteur donne l'impression qu'il est tout le temps en train de sourire quand il chante ! Bref, pour des matinées ensoleillées de fin d'été qui ont tendance à se rafraichir (quoique), voilà de quoi avoir un petit rayon de soleil de plus !


Toy Fight - Minute Song


Toy Fight - Victims Hairdo

dimanche 10 septembre 2006

De l'art de se faire avoir comme des bleus


Bon, l'Espagne c'était formidable, c'est indéniable.

Mais dans notre périple il nous est arrivé une mésaventure digne des meilleurs épisodes de Starsky et Hutch ! Nous nous sommes fait attaquer par des brigands ! Le coup classique qui ne me serait jamais arrivé à Paris parce que je me méfie ici...

Mais là-bas, nous étions un peu perdues dans des rues désertes en voiture, toutes fenêtres ouvertes... Et un homme s'est approché de moi (au volant) en montrant le bas de la voiture et criant "Problema" (Problème, en français pour les non hispanophones !). Et pendant ce temps là, un autre s'est approché de la fenêtre coté passager pour attraper le sac de mon amie... qui a eu le réflexe de s'accrocher à son sac. L'homme, forcément plus fort la blesse au bras et s'enfuit avec le sac...

Nous reprenons nos esprits deux minutes, fermons les fenêtres (maintenant qu'il est trop tard!) et roulons vers un poste de police... Etant la seule à parler un peu espagnol, me voilà interprète pour expliquer ce qui s'est passé ! C'est fou comme dans les cas d'urgence le vocabulaire qu'on pensait avoir oublié depuis des années revient vite ! (bon, OK, avec quelques approximations, je vous l'accorde!)

Et rebelotte à l'hopital : le bras de mon amie était dans un sale état. Elle est ressortie avec le bras en écharpe, avec une bonne entorse, et nous sommes rentrées à l'hôtel un peu secouées...

Alors si jamais vous croisez un gros brun et un grand blond à l'air patibulaire, cassez-leur la figure de notre part !

Merci !


Sparks - The Rhythm Thief


Wolfmother - Joker & The Thief

vendredi 8 septembre 2006

Du bonheur, ou quelque chose qui s'en rapproche


Je ne connaissais pas Barcelone. Et je viens d'y passer quelques jours, et malgré le nombre de touristes aussi français que moi et des commerçants souvent bilingues, je me sens totalement dépaysée.

Il y a eu tant de choses à voir et pas assez de temps, pour prendre le temps : les grands classiques, la Sagrada Familia, le Palau de Musica Catalana, le Parc Güell, la Casa Batllo et la Pedrera...
La Pedrera, j'en avais vu quelques photos et fantasmais sur les lumières les perspectives et les matières... Ce que j'ai vu a dépassé tout ce que j'ai pu imaginer : c'est grand, c'est un labyrinthe, c'est éblouissant et je n'ai rien touché d'aussi doux que ces cheminées sur le toît.

Et puis il y a la vie à Barcelone. Les gens semblent prendre le temps. Le temps de ne rien faire, le temps de se promener, ou de s'arreter à un coin de rue pour écouter un musicien qui s'est installé là, guitarre à la main pour jouer quelques airs hispanisants. Ce fut un de mes grands plaisirs : me poser sur une marche d'église ou un bout de banc pour les écouter, et voir la vie défiler autour de moi...

J'y retournerai, forcément ! Je ne sais pas quand, comment ou avec qui, mais j'ai eu l'impression de n'avoir vu qu'un petit bout de cette ville pleine de vie et de soleil.


Capricho Arabe - Paco de Lucia
Je n'ai pas croisé Paco de Lucia là bas (il ne faut rien exagérer !), mais le morceau que je vous propose aurait pu faire partie de ceux que j'ai entendus au détour des ruelles barcelonaises.

mercredi 6 septembre 2006

De mon retour


Après une absence prolongée, et un petit périple à travers la France et l'Espagne, me voilà de retour !
Le temps de me remettre de mes émotions et de ma fatigue (oui les vacances ça crève !), et je reprends mes activités de rédactrice acharnée !

Et vous, ça va ?

jeudi 24 août 2006

Des noeuds à l'estomac

Pour mon grand retour dans les salles obscures (cela faisait de longs mois que je les avais délaissées) j'ai decidé d'aller voir un petit film, léger et sans prétention... Le Vent Se Lève (The Wind The Shakes The Barley) de Ken Loach, donc je vous ai déjà parlé ici.
Profondément marquée par Land And Freedom, j'y suis allée les yeux fermés. Je n'ai pas retrouvé dans Le Vent Se Lève ce qui m'avait tant bouleversé dans Land And Freedom : des idéaux inébranlables, de grands sentiments...
Ken Loach est cette fois-ci bien plus sombre, bien plus cru et désespéré.

Dans un contexte déjà terrible où l'Irlande est en guerre pour son indépendance, il choisi le moment où le conflit vire à la guerre civile.
La guerre est déjà en soi quelque chose d'absurde. Mais cette guerre civile, fratricide devient totalement surréaliste. Nos héros Damien (Cillian Murphy) et Teddy (Padraic Delaney) se battent pour une cause humaniste et généreuse (le libre arbitre et les même chances pour tous) ; Pourtant ils vont se déshumaniser tout au long du film, l'un après l'autre, jusqu'au dénouement tragique (au sens premeir du terme).
Jusqu'à quel point peut on s'effacer pour rester fidèle à une cause, aussi défendable soit-elle ?

Le Vent Se Lève et Land And Freedom restent comparables sur la thématique : un conflit militaire, des personnages qui mettent leur vie entre parenthèses pour défendre ce en quoi ils croient.
Mais là où Land And Freedom est enthousiaste, emprunt de lyrisme (tout en restant réaliste et sans concession) Le Vent se Lève est d'une implacable cruauté, malheureusement tout aussi réaliste.
Réalisme renforcé par le travail de Ken Loach : une image "classique", sans artifice montrant la beauté rude de l'Irlande à l'image de ses personnages ; l'utilisation de focales moyennes, l'absence "d'effets" nous investit encore plus dans le film : nous sommes l'un d'entre eux.
J'ai toujours été admirative de la façon dont Ken Loach dirige ses acteurs : tout est, semble-t-il, une question de confiance. Ken Loach ne donne pas le scénario à lire dans son intégralité aux acteurs, ce qui fait qu'ils ne savent pas ce qui va leur arriver dans la scène qu'ils s'apprêtent à jouer. Ken Loach souhaite ainsi obtenir une réaction spontanée, et en retour laisse libre cours à l'improvistaion des acteurs.

Alors voilà, je vous ai fait une analyse un peu brouillonne pour (presque) éviter de vous dire que ce film m'a quand même sacrément remuée. Peut-être d'une façon inattendue : ce n'est pas un film qui provoque des envolées lyriques et de grosses larmes (juste quelques unes tout de même!), mais qui vous fait un noeud à l'estomac... longtemps après la séance.


Donovan - Universal Soldier

mardi 22 août 2006

De l'adrénaline

Au feu ! !!!

Ah la vie trépidente d'une employée de bureau, c'est quelque chose !
Aujourd'hui : alerte au feu.

Une sirène hurlante, il faut tout laisser en plan, et se ruer (dans le calme, attention !) vers la sortie. Cinq étages à descendre à pied. Sauf que personne ne joue le jeu ! "Ca doit être une erreur", "Quelqu'un est descendu voir ce qui se passait, moi je ne bouge pas"... Ah bon? Mais alors ça sert à quoi ces alarmes si tout le monde s'en balance ?
Il s'est avéré que c'était une erreur, effectivement, mais bon, ça nous aura fait une ballade ! On se serait cru à l'école, le DRH faisant l'appel ! De toutes façons la moitié n'avait pas bougé de son poste de travail ! Ca c'est de l'abnégation !

J'ai donc survécu aux flammes, pendant les trentes secondes où j'y ai cru !
Pfiou !
J'ai (presque) eu chaud !


The Bell Orchestre
- Throw It On A Fire


Leonard Cohen - Who By Fire


Tim Buckley - Jungle Fire

dimanche 20 août 2006

Des réjouissances

Il y a de grandes victoires dans la vie : survivre à une attaque de zombies assoiffés de sang ; faire le tour du monde sur les mains en faisant le poirier ; finir l'écriture d'une chanson ou d'un scénario ; recevoir une médaille d'or du Badminton aux JO ; arrêter à mains nues un train lancé à pleine vitesse vers un pont dynamité, le vouant à une chute vertigineuse dans un ravin...!

Et puis il y a aussi de petites victoires, comme celles que j'ai vécue hier : j'ai vaincu la machine ! Et désormais mes lecteurs mp3 fonctionnent enfin sur Firefox ! C'est idiot mais je me suis soudainement sentie invincible, tout ça pour trois lignes d'HTML !

Il n'y a pas de petit plaisir, et chaque bonheur est à savourer. Et pour celui là je dois remercier Romain de Blog Pop qui a pris le temps de décortiquer le problème pour le résoudre !

Cette journée est donc à marquer d'une pierre blanche : c'est le jour où un audioblog est devenu audible !


Nice Day - Persephone's Bees


It's a Beautiful Day - Don & Dewey


A Day In The Life - The Beatles
Il s'agit d'une version rare, épurée que j'adore vraiment !

samedi 19 août 2006

De l'homme qui ne rit jamais

Parce que Buster Keaton est le plus grand.

Parce qu'il est le plus drôle et le plus triste à la fois.

Parce qu'il a fini sa vie dans l'indifférence la plus totale.

Parce qu'il est d'une beauté qui me trouble toujours autant.

Parce qu'il m'émeut profondément.

Initié dès son plus jeune âge au spectacle comique en partageant la vie itinérante de ses parents comédiens, Buster Keaton parvient à s'imposer en solo en 1917.
Sa gestuelle, son univers imaginaire le distingue des autres. Fatty, autre comique, l'engage à ses côtés. Après avoir été mobilisé en juin 1918, Keaton s'impose avec ses courts métrages. En 1920, il joue dans Ce Crétin de Malec qui le propulse au même rang de star que Charlie Chaplin. En 1928, il joue entre autres dans Cadet D'eau Douce et réalise Le Mécano de la General. Après Le Cameraman et Le Figurant, ses deux films indépendants, la MGM 'l'achète', le formate et brise sa carrière.
Il enchaîne alors une série de rôles accessoires qui n'ont plus rien à voir avec son talent justifié. Excepté son apparition dans Sunset Boulevard et Limelight (dans lequel Chaplin coupera certaines de ses scènes... de peur qu'on lui vole la vedette ?), il disparaît du devant des la scène dans les années 1940, le temps et l'alcool l'ont usé.
Il publie son autobiographie en 1960 et meurt en 1966.




Monsieur Buster Keaton, vous êtes mon héros.

Voici un extrait du film Sherlock Jr, illustré par Sexy Boy de Air, le mélange est étonnant, mais finalement assez réussi !



mercredi 16 août 2006

Des musiciens ? Vraiment ?

Parfois, le hasard fait mal les choses...

Je m'explique.

Lundi dernier, veille de jour férié mes zamis et moi décidons d'aller boire un verre, dans un bar qui programme régulièrement des concerts... Confiante, je suis le flot, ne sachant pas à quoi m'attendre.
Nous voilà installés dans ce bar fait de bric et de broc, de vieux canapés défoncés, de guirlandes clignotantes et de tableaux aux murs que j'aurais peine à qualifier d'oeuvres d'art... mais bon, ne soyons pas bégueules, espérons que ce qui compte c'est le contenu et non le contenant...
En fait le bar est assez vide, il y a nous, à l'autre bout du bar une bande de rastas tout enfumés, et non loin de là un couple d'amoureux en apnée totale. D'autres rastas entrent dans le bar armés d'une console et de baffles...
A 22h30, ils ont fini l'installation apparemment, et lancent un CD (de reggae.. on ne s'y attendait pas !). L'un d'entre eux prend alors le micro, baragouinant quelques "rastafaraï" parmi d'autres mots que je n'ai pas réussi à comprendre... le tout par dessus le même CD qui tourne toujours...!

Voilà.
C'était donc ça ma sortie de lundi !
Je ne suis pas fan du tout de reggae, donc, déjà j'étais mal tombée, mais en plus je suis sortie de là, totalement consternée...du vrai foutage de gueule (oui je n'ai pas trouvé d'autre terme, plus politiquement correct) ! A moins que je n'aie pas compris ce concept totalement novateur, n'étant pas très cultivée en matière de reggae... qui sait !
Nous étions arrivés assez tôt pour l'éviter, mais il parait que l'entrée était payante ! J'en ris encore !

Alors histoire de se réconcilier avec la musique live, celle qu'on joue vraiment devant vous, voici quelques morceaux, en attendant le prochain concert qui lui, me ravira je l'espère !


The Decemberists - The Chimbley Sweep


Jethro Tull - Beethoven's 9th Symphony


Radiohead - Paranoid Android

lundi 14 août 2006

De ma vie socialement virtuelle ... et inversement


Il y a des jours, comme ça, où il pleut, où on reste au chaud chez soi, tout en se disant que c'est triste de rester seul chez soi un dimanche, où l'on a presque le blues... Tous les potes ont quelquechose à faire et puis de toutes façons on n'a pas vraiment envie de voir qui que ce soit...

Et là, la magie d'internet intervient ! Dans l'après midi, donc, entre un bout de sieste et une série télé (un dimanche exaltant je vous dis !), je reçois un email d'un lecteur de mon blog qui me complimente sur celui-ci (ca fait toujours plaisir !). Curieuse comme d'habitude, je vais faire un petit tour sur son site internet et je me rends compte que le monsieur est musicien ! Il s'appelle Orouni, joue de la guitare acoustique et chante. Sa musique folk douce et sa voix fragile, presque timide le rendent immédiatement attachant. Mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit que ses textes sont bien loin d'être sucrés : l'humour noir est là, dissimulé sous ses mélodies mélancoliques...

Merci donc Monsieur Orouni d'avoir frappé à ma porte !

Il est en concert le 7 septembre prochain au Rendez Vous des Amis, Paris 18è, je crois que c'est à ne pas manquer !
Quelques morceaux en écoute sur son Myspace.


Orouni - Experiments On The Threshold Of Pain

jeudi 10 août 2006

De la reprise et non du raccommodage #4


Un de mes meilleurs souvenir de concert est celui de la Black Session de Yann Tiersen de 1999.

A cela plusieurs raisons : d'abord, les circonstances.
Trois amies et moi nous étions gentiment incrustées dans les loges pendant les balances, l'après midi précédant le concert. Nous n'avions pas de place, mais espérions secrètement en dégotter une à la dernière minute... Et voilà que nous nous mettons à bavarder avec Les Têtes Raides, Claire Pichet, Bertrand Cantat... Neil Hannon était là lui aussi, mais est-ce la barrière de la langue ou bien un admiration surdimentionnée (j'ai ma petite idée sur la question), je n'ai pas osé aller lui dire deux mots. Yann Tiersen était là lui aussi, mais semblait plus préoccupé à l'idée de se refaire une santé avant le concert (la soirée de la veille aurait-elle été un peu trop animée?), que de faire des mondanités... Puis les "vigiles" du Théâtre National de Bretagne, nous ont demandé gentiment mais fermement de nous en aller... un quart d'heure avant le concert ! Et là Ô miracle, Yann Tiersen sort de son demi sommeil pour leur dire que nous allions rester et assister au concert ! Et toc !

Nous nous sommes alors discrètement installées sur les marches de la salle bondée, n'en revenant toujours pas de ce qui nous arrivait !
Et le concert a commencé... Un enchantement de bout en bout, au sens premier du terme : quelque chose de magique s'est passé ce soir-là entre tous ces musiciens...
Déjà très fanatique de The Divine Comedy, j'attendais avec impatience le passage de Neil Hannon. Moi qui étais habituée à son emphase et son coté crooner, j'ai découvert une autre facette : le sens de la subtilité et de la sensibilté. Sa version de Life On Mars ? de David Bowie a donc achevé de faire de moi une Hannon-addict !

Ce soir là je suis rentrée chez moi des étoiles plein les yeux...


Yann Tiersen & Neil Hannon - Life On Mars ?


David Bowie - Life On Mars ?

C'est depuis ce jour là aussi que Hunky Dory est un de mes disques cultes.
La Black Session de Yann Tiersen en entier est disponible ici.

lundi 7 août 2006

Des matinées ensoleillées #8

Cela fait un petit moment qu'il tourne discrètement sur mes platines, le petit Odran Trummel...
Et comme ça sans crier gare, je m'attache ! Il n'est pas comme ces musiciens auxquel je m'accroche d'emblée dès la première écoute, en me disant "oui c'est génial ça !". Non, Odran lui, il prend son temps. Odran est une présence, rassurante parfois, nébuleuse aussi, et plaisante (toujours). Je crois qu'il me rappelle ces airs folks des années 60-70 que j'affectionne tant.

Il a sorti son album Down Louishill l'année dernière : un mélange bricolo-rigolo-mélancolico-folk-pop. Il a tout fait tout seul avec ses petites mains.

Et on prend un délicieux plaisir à l'écouter pour le petit déjeuner sur l'herbe, au soleil, quand il ne tape pas encore trop fort, et qu'on se rendort un peu devant son café un peu trop chaud pour la saison...


Odran Trummel - Salty Lake

Je ne trouve plus son album en vente... apparemment le site de son label n'est plus actif. Si quelqu'un a une idée d'où se le procurer, je suis preneuse !

RECTIF du 9 Août, 19h45
Le site de son label est donc à nouveau actif, vous pouvez donc avoir d'autre renseignements chez Another Record, et acheter son disque ici.
Merci pour les infos !

mardi 1 août 2006

De la parodie

Le dernier album de Muse, Black Holes and Revelations m'a plutôt laissée de glace : trop éléctro et paradoxalement, rein de très nouveau à mon goût...
Mais voilà-t-y pas que me balladant chez ClipTip, je tombe sur le clip de Knights Of Cydonia... que j'ai trouvé excellent !
Un savant mélange de western, de La planète des singes, de Kung fu, de Zorro et une lichette de X-Or (sans la scène au ralenti !)... tout ça donne une histoire abracadabrante, mais franchement drôle !
A voir !



Et le plus drôle dans l'histoire, c'est que maintenant, j'ai envie de l'écouter de plus près cet album, me disant que finalement je suis peut-être passée à coté de quelque chose...
Merci ClipTip !!!