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jeudi 15 juin 2006

De la divine musique


The Divine Comedy est un groupe nord irlandais formé en 1989, avec comme leader et seul maître à bord Neil Hannon, un tout petit bonhomme à la tête d'ange et à la voix ahurissante. Le paradoxe de ce physique est à l'image de sa musique : à la fois timide, subtile et mégalomane !
Sa culture et ses références musicales vont de Jacques Brel à Ben Folds en passant par Electric Light Orchestra, Burt Bacharach ou Kraftwerk !
Et ce 19 juin 2006, va sortir le tout dernier album de The Divine Comedy : Victory For The Comic Muse.
Reprenant le titre de leur tout premier album Fanfare For The Comic Muse, la boucle semble être bouclée.
Je les ai connu un peu par hasard, en 1998, m'étant laissée traîner à un concert par des amis totalement fans... La surprise n'en a été que plus grande : je suis restée ébahie devant cette joyeuse bande menée par un dandy !

Occasion de revenir sur leur discographie qui a fait de moi une éternelle admiratrice !


Fanfare For The Comic Muse (1990)
Je démarre fort ! Je n'ai pas cet album à la maison, et pour cause : le peu que j'en aie entendu ne m'a pas laissé de souvenir impérissable...


Liberation (1993)
Léger, joyeux, sans prétention mais avec déjà de l'ambition et de l'exigence : clavecins, techno-pour-rire, chansons à l'émotion plus palpable... Tout ça n'en fait pourtant pas un abum foutraque. Bien au contraire ! Une athmosphère homogène et pimpante s'en dégage.

Your Daddy's Car (version acoustique)


Promenade (1994)
Assurément un Ovni ! Ovni dans la musqiue pop en général et dans la discographie du groupe.
Visiblement très inspiré par Michael Nyman et la musique de chambre, Neil Hannon fait la part belle au piano, aux cordes raffinées (violons, violoncelles etc...) et devient un poète aux élans romantiques et épicuriens. Il dévoile un peu de ses influences (littéraires et cinématographiques). Plus encore, il dévoile sa quête du bonheur faite de petits riens comme de grandes choses. S'il ne devait n'en rester qu'un, ce serait celui là.

Tonight We Fly


Casanova (1996)
Le coté mégalo de Neil Hannon commence à montrer le bout de son nez. Prenant des pauses de séducteur à Venise pour les photos de son album, Neil se met à ajouter des cuivres et devient plus grave par moments. Sa voix de crooner s'impose. Sa pop symphonique est là.

Charge


A Short Album About Love (1997)
Dans la continuité de Casanova, cet album est à mon avis assez inégal. Certaines chansons sont des merveilles. Mais la surenchère du crooner est à la limite de l'écoeurement. A moins que tout simplement, à force de faire un album tellement différent du précédent, on s'attende à quelquechose d'autre après le satin de Casanova.

In Poursuit Of Happiness


Fin de Siècle (1998)
La pop symphonique de Divine Comedy arrive à son paroxysme. On est dans la mégalomanie la plus totale.
Mais le réel changement intervient au niveau de l'ambiance : le romantisme impertinent fait place à la désespérance, et la pop sucrée fait place à la gravité et l'emphase.

Sweden


Regeneration (2001)
Après l'album Fin de Siècle, surement un peu lourd à digérer, The Divine Comedy revient avec un certain besoin de sobriété. Arrive alors cet album... Virage? Ratage ? S'il ne s'agissait pas de The Divine Comedy, ce serait un album de pop intimiste bien sympathique... mais pour du Divine Comedy, c'est... "c'est un peu court jeune homme !"
A vouloir faire sobre, Neil Hannon en a perdu son essence : où est le mégalo et son autodérision ? Où sont ses coups de génie lyriques ? Là où Liberation restait simple et sans prétention, Regeneration se la joue branchouille intimiste.
Il en reste quelques jolies chansons tout de même !

Love What You Do


Absent Friends (2004)
Je retrouve The Divine Comedy avec un plaisir non dissimulé ! L'ampleur est là, les mélodies splendides ausi et Neil, son humour et son ironie sont de retour. Je ne sais pas si c'est sa nouvelle paternité qui l'a amené à parler autant du rapport parent-enfant (même si je me doute fortement). Toujours est-il que Neil hannon semble s'être posé, et assumer enfin totalement sa musique.
retour aux sources ou non, cet album, à l'instar de Liberation (décidément LA référence !) mêle les genres tout en créant une ambiance unique, associant brillament le velours au réglisse.

Our Mutual Friend


Victory For The Comic Muse (2006)
L'album sort lundi prochain. Alors évidemment je ne l'ai pas entendu, mais le premier morceau To Die A Virgin est réellement prometteur !
Du Divine Comedy comme je l'aime !

To Die A Virgin

A me relire, je me rends compte que c'est bien avec ceux qu'on aime le plus qu'on est le plus sévère !

Et pour les accros, le 19 octobre prochain, ils sont à L'Olympia !

4 commentaires:

Jen a dit…

Désolée pour cette mise en page plus qu'hasardeuse... L'informatique m'en veut aujourd'hui !

The Civil Servant a dit…

LA forme laisse peut être à désirer voire...) lais le fond de ce post est excellent, et c'est bien ce qui compte.
Voilà qui m'aura permis d'en savoir un peu plu sur ces irlandais que j'ai sans doute un peu trop ignoré.
Merci.

RYS (Read you soon)

The Civil Servant a dit…

... et je rajouterai même que c'est tout le blog qu'est bien.
Je sens que je vais faire monter votre web counter.

RYS

Jen a dit…

Ravie d'avoir pu vous éclairer ! ;-)